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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : inquiets, les restaurateurs jettent leur tablier au pied du Castillet à Perpignan

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Par , France Bleu Roussillon

Alors que la date du 2 juin approche à grand pas, les restaurateurs ne savent toujours pas dans quelles conditions ils vont pouvoir rouvrir leurs établissements. Lors d'un rassemblement ce mercredi à Perpignan, ils ont réclamé des annonces rapides et claires.

Les restaurateurs des Pyrénées-Orientales jettent leur tablier devant le Castillet à Perpignan
Les restaurateurs des Pyrénées-Orientales jettent leur tablier devant le Castillet à Perpignan © Radio France - Frédéric Liénard

La colère et l'inquiétude grandissent chez les restaurateurs des Pyrénées-Orientales, à mesure que la date fatidique du 2 juin approche. Le gouvernement n'a toujours fait aucune annonce officielle quant à la réouverture des restaurants et les conditions d'accueil des clients.  

"Une réouverture ne s'improvise pas du jour au lendemain", s'énerve Hervé Montoyo, le président départemental de l'UMIH qui appelait à un rassemblement ce mercredi matin devant le Castillet à Perpignan. "Nous sommes dans l'obligation d'anticiper, mais sans connaitre les règles du jeu ! Nous espérons que nous ne serons pas prévenus quatre heures à l'avance, comme au début du confinement..."  

La problématique est la même pour chaque restaurateur : pour espérer rouvrir le 2 juin, il faut dès maintenant passer des commandes, réorganiser les salles, éventuellement embaucher du personnel et le former aux nouveaux protocoles : "Tout cela demande du temps ! Un restaurant ne se rouvre pas en 48 heures. Il nous faut des annonces rapides." Aux dernières nouvelles, le gouvernement est censé dévoiler le protocole de réouverture ce jeudi.  

Dans l'attente des annonces officielles, de nombreux restaurateurs tentent de s'organiser "à l'aveugle". Dans son établissement du centre-ville de Perpignan, Anthony Beaugrand (Le comptoir de Papa Ours) a fait construire des box en bois et plexiglas pour isoler chaque table. "J'ai voulu anticiper pour ne pas avoir à faire des travaux dans la précipitation. Mais peut-être ces dépenses auront été inutiles.."

"Nous n'avons aucune feuille de route. Du coup, nous avançons à tâtons. Nous nous préparons sans savoir exactement ce qu'il faut faire", renchérit Edith Fournaire, la patronne du Grilladou sur la place de Belgique à Perpignan. "Faut-il d'ores et déjà lancer nos commandes ? Nous ne savons pas... et je suis inquiète."

 A Perpignan, les restaurateurs n'avaient pas manifesté depuis prés de 15 ans
A Perpignan, les restaurateurs n'avaient pas manifesté depuis prés de 15 ans © Radio France - François DAVID

Parmi les restaurateurs qui ont jeté symboliquement leur tablier au sol ce mercredi devant le Castillet, le chef du Clos des Lys, Franck Séguret, exprime son immense impatience : "Nous avons besoin de travailler ! Dans mon entreprise, j'ai 40 collaborateurs qui sont au chômage partiel. Maintenant, il faut que le gouvernement nous donne les règles, pour pouvoir se remettre au boulot !"  

"Oui, il est temps d'ouvrir, sinon nous allons crever", ajoute Marc Panis, le patron de l'Arbre à vins, qui veut aussi retrouver un certain art de vivre. "On ne peut pas vivre sans air, mais on ne peut pas vivre non plus indéfiniment sans convivialité, sans partage, sans boire un verre à une terrasse... La vie a été mise en suspens pour de bonnes raisons. Mais il est temps de tourner la page."

Et pour le président des Toques blanches du Roussillon, Jean Plouzenec, il est temps également de revoir la règle des 100 kilomètres, pour aider les restaurateurs à relancer leur activité et renflouer leur trésorerie. "Que l'on autorise au moins les déplacements dans la région. Histoire que les Montpellierains ou les Toulousains puissent venir jusqu'à nous."

Franck Séguret, le patron du clos des Lys, répond aux questions de France Bleu Roussillon
Franck Séguret, le patron du clos des Lys, répond aux questions de France Bleu Roussillon © Radio France - Frédéric Liénard
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