Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Inquiétudes chez GE : les élus belfortains publient une lettre ouverte dans le journal Le Monde

vendredi 12 avril 2019 à 15:53 Par Jonathan Landais, France Bleu Belfort-Montbéliard

Les élus du Territoire de Belfort publient ce vendredi une lettre ouverte en pleine page dans le journal Le Monde pour interpeller le Président de la République sur la situation du site GE de Belfort.

"Nous en appelons à votre patriotisme industriel" écrivent les élus du Territoire de Belfort.
"Nous en appelons à votre patriotisme industriel" écrivent les élus du Territoire de Belfort. - Capture d'écran Le Monde

Belfort, France

Quelques jours après avoir envoyé un premier courrier au Président de la République, les élus du Territoire de Belfort interpellent à nouveau Emmanuel Macron sur la situation de GE à Belfort, en publiant une seconde lettre ouverte en page onze, et en pleine page, dans le journal Le Monde daté de ce samedi 13 avril 2019.

4.000 salariés chez GE à Belfort

Des sources syndicales ont évoqué récemment l'annonce prochaine d'un plan supprimant jusqu'à 800 postes sur les sites GE de Belfort et Bourogne, sur un effectif de 1.900 personnes travaillant dans l'usine de turbines à gaz. Le site GE de Belfort comprend par ailleurs environ 4.000 employés. Alors que cette semaine, un ancien conseiller d’Emmanuel Macron a été nommé directeur général de General Electric France, comme l'a révélé le journal Libération.

Nous en appelons à votre patriotisme industriel"

"Au total, ce sont près de 1 200 personnes qui pourraient perdre leur emploi. _Comment accepter l'avenir réservé à ces familles_, dans un contexte social déjà difficile ? Au regard de l’incapacité de la direction américaine de General Electric de tenir ses engagements, nous en appelons à votre patriotisme industriel", écrivent les élus dans le journal Le Monde.

Le nucléaire comme piste de diversification

"L'opération d'augmentation de la durée de vie du parc nucléaire existant nécessiterait le remplacement des turbines vapeur. Le savoir-faire des ouvriers du site (de Belfort) pourrait facilement être mis à profit en concentrant une partie des ressources sur cette activité", rappellent les élus.

"Le lancement du grand carénage du parc nucléaire français relève de la décision du Gouvernement et serait générateur de plusieurs milliards d'euros de commandes, assurant au site de Belfort un haut niveau de charge et le maintien de l'emploi", insistent-ils.

L'aéronautique, l'autre piste sur la table

"Les sociétés Safran et General Electric Aviation, via la coentreprise CFM International, dominent le marché des moteurs d'avions. Les synergies entre les fabrications de turbines à gaz et de turboréacteurs permettraient de créer une activité aéronautique à Belfort. Safran est prêt à s'engager dans cette voie, sous réserve d’une action similaire par General Electric Aviation".

Votre appui est indispensable"

"Votre appui auprès de ces sociétés est indispensable pour que les études nécessaires soient menées et que cette opportunité ait une chance d'aboutir (...) nous comptons, tout comme les Belfortains, sur votre totale implication pour maintenir l'emploi à Belfort. Nous souhaitons vous rencontrer afin d'étudier ensemble ces opportunités".

Cette semaine, le député Ian Boucard avait déjà interpellé directement le gouvernement en posant une question à l'Assemblée nationale.