Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Interdiction des terrasses chauffées : à Amiens, l’inquiétude de certains établissements

-
Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Déjà fragilisés par la crise du coronavirus, plusieurs patrons de cafés et restaurants amiénois s’inquiètent de l'interdiction en 2021 des terrasses chauffées. Ils craignent de voir leur clientèle diminuer.

ILLUSTRATION. Une terrasse chauffée à Bordeaux.
ILLUSTRATION. Une terrasse chauffée à Bordeaux. © Maxppp - Bonnaud Guillaume

Entre deux clients, un plateau dans les mains, Stéphane Lavillette, le patron du café le Buzz à Amiens découvre la future interdiction des terrasses chauffées. Il est pour le moins décontenancé : "On vient de traverser une crise énorme, on aimerait bien qu'on nous laisse un peu travailler..."

Car dès l'hiver 2021-2022, il ne sera plus possible de boire son café ou de déjeuner sous un champignon chauffant en plein hiver. Ce lundi, à l'issue du Conseil de défense écologique, la ministre de la transition écologique a annoncé la fin des terrasses chauffées. Le gouvernement laisse en revanche un peu plus d'un an aux établissements pour leur permettre, "éprouvés par la crise du Covid", de s'organiser. 

Chauffages interdits, et des alternatives à trouver

Un temps nécessaire pour Stéphane Lavillette. Car s'il est favorable à la protection de l'environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique, il ne sait pas encore vraiment quelle alternative il pourra mettre en place : "On ne fermera pas la terrasse. Il y a des irréductibles clients qui veulent rester dehors, qui veulent fumer leur cigarette, prendre leur café, au calme et au grand air."

Ces chauffages sont neufs, on a une facture de 15 000 euros

D'autres gérants d'établissements sont en colère après cette annonce. Alexandre est le responsable de la brasserie le Loft. La brasserie a perdu 100 000€ de trésorerie suite au confinement, et cette nouvelle règle ne devrait selon lui rien arranger : "Pour le moment ce n'est pas à l'ordre du jour de les retirer. En tout cas il va falloir voir ce qu'on nous propose. D'autant que ces chauffages sont neufs, on vient de les acheter, on a une facture de 15 000 euros. Il va falloir nous rembourser l'achat."

"Ce n'est pas à l'ordre du jour de les retirer", selon Alexandre, le responsable de la brasserie le Loft

Installé en terrasse avec son épouse, Frédéric a du mal à comprendre cette décision : "Le fait de pouvoir déguster un petit verre en automne, c'est très agréable. Et puis il faut aussi penser aux commerçants, ils sont là pour travailler !" Nadia veut protéger l'environnement et se dit plutôt pour la suppression de ces chauffages, mais à condition de trouver une alternative : "Mais alors laquelle ? Il faut faire preuve de créativité !"

Solution possible, et d'ores et déjà adoptée par les établissements dans les villes où les chauffages extérieurs sont déjà été interdits : des couvertures, dans lesquelles les inconditionnels de la terrasse pourront s'emmitoufler.

Réécoutez le reportage de France Bleu Picardie

Choix de la station

À venir dansDanssecondess