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ENTRETIEN - Économie : les sous-traitants "ignorés" par le gouvernement selon la CPME des Pays de la Loire

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Par , France Bleu Loire Océan

Le président de la CMPE des Pays de la Loire, Olivier Morin, salue, ce jeudi sur France Bleu Loire Océan, la décision du gouvernement de prolonger le dispositif de chômage partiel pour les sociétés en difficulté. Il regrette en revanche que les sous-traitants de certains secteurs soient "ignorés".

Le président de la CPME des Pays de la Loire, Olivier Morin, était l'invité de France Bleu Loire Océan, ce jeudi matin.
Le président de la CPME des Pays de la Loire, Olivier Morin, était l'invité de France Bleu Loire Océan, ce jeudi matin. © Maxppp - Christophe Morin

Malgré une baisse légère du chômage au mois de mai, selon la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) qui évoque une chute de 3,3 % du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, les perspectives restent inquiétantes. Pour accompagner les entreprises en grande souffrance, le gouvernement a présenté, ce mardi après-midi, son dispositif de chômage partiel longue durée. "Ça va permettre d'assurer un certain airbag pour nos entreprises", réagit, ce jeudi matin sur France Bleu Loire Océan, Olivier Morin, président de la CPME des Pays de la Loire. Entretien.

L'activité économique est-elle repartie ? 

Elle est repartie mais partiellement, seulement. Tous les secteurs d'activité ne reprennent pas au même rythme et la productivité ainsi que le niveau d'activité ne sont pas ceux que nous connaissions avant le confinement. Pour les retrouver, il faudra attendre au minimum la fin de l'année, voire très probablement l'année prochaine

Quels secteurs souffrent le plus de cette crise économique due à l'arrêt quasi-total de l'activité pendant la période de confinement ? 

L'hôtellerie et la restauration ont particulièrement souffert des fermetures administratives. Les secteurs comme le tourisme, le bâtiment, l'aéronautique et l'automobile ont du mal. Et puis il y a tous ceux qui travaillent pour ces activités-là et dont on parle beaucoup moins. Les entreprises de propreté spécialisées dans le nettoyage dans les hôtels sont directement affectées lorsque les établissements sont fermés. 

La question du pouvoir d'achat de nos salariés est une question très importante et je pense que le gouvernement en a saisi les enjeux. Olivier Morin, président de la CPME des Pays de la Loire. 

Vous évoquiez les difficultés que rencontre le secteur aéronautique. Y-a-t-il des sous-traitants d'Airbus, notamment, qui sont à l'arrêt actuellement, en Loire-Atlantique ? 

Totalement. Ces grands donneurs d'ordres qui font l'objet d'une grande vigilance de la part de l'Etat sont particulièrement entendus parce que ce sont de gros employeurs que l'on identifie. Ils sont directement visés par des aides, un accompagnement et un échange direct avec les ministres. Derrière, il y a également des sous-traitants à qui ces donneurs d'ordres ont dit stop, on ne commande plus rien, on arrête et on bloque votre activité. Ces sous-traitants sont ignorés, du moins on n'y prête pas la même attention alors qu'ils représentent un nombre d'emplois très très importants. 

Le gouvernement a présenté, ce mardi après-midi aux partenaires sociaux le dispositif de chômage partiel longue durée. Peut-il permettre de limiter le nombre de faillites d'entreprises en Pays de la Loire ? 

Ça permet d'assurer un certain airbag pour nos entreprises, de prendre en charge une partie des coûts que représente la main d'oeuvre dans l'ensemble des charges d'une entreprise, mais ce n'est pas tout. Une entreprise n'a pas seulement comme charge ses salariés, elle a aussi des charges fixes, qui viennent s'imputer sur son chiffre d'affaires qui elles n'ont pas été effacées et qu'il va falloir assumer. 

Quelles mesures doit prendre le gouvernement pour relancer l'économie ? 

La question du pouvoir d'achat de nos salariés est une question très importante et je pense que le gouvernement en a saisi les enjeux en maintenant le dispositif pour les deux prochaines années, au maximum. Pour autant, je crois qu'il est temps aujourd’hui d'avoir une réelle ambition nationale sur des grands projets pour qu'on s'y investisse massivement. Ça permettrait de donner des perspectives à tout le monde, à nos entrepreneurs, en disant il y a de nouveaux marchés sur lesquels il faut qu'on s'engage. Il y a une réelle motivation de nos salariés à faire de la France un grand pays comme il l'était encore il y a quelques années.  

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