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Économie – Social

Interview - Hause de la CSG : pourquoi les syndicats de retraités se mobilisent

jeudi 28 septembre 2017 à 10:50 Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine

Jean-Pierre Bachelot, responsable de la CGT retraités en Sarthe, était l'invité de France Bleu Maine ce jeudi matin, avant une manifestation devant la préfecture du Mans, à l'appel de neuf organisations.

Jean-Pierre Bachelot, de la CGT retraités en Sarthe, dans nos studios ce jeudi matin
Jean-Pierre Bachelot, de la CGT retraités en Sarthe, dans nos studios ce jeudi matin © Radio France - Capture d'écran

Question : vous appelez à manifester contre le passage de la CSG, l'année prochaine de 6,6 à 8,3 %, y compris pour les retraités. C'est si grave ?

Jean-Pierre Bachelot : c'est grave parce que ça représente une augmentation de la CSG de 25%. C'est un transfert des cotisations sociales sur l''impôt. Le gouvernement est en train de détricoter le salaire socialisé et l'inter-générations.

Pour les retraités, concernés à partir de 1 200 euros brut de pension, ça représente combien ?

Pour 1 200 mensuels ça fera 244,8€ de CSG en plus par an. On arrive à 408 euros supplémentaires à 2 000 euros de pension. Pour un couple, ça va représenter 70 à 80% du prix d'une complémentaire santé. Ce n'est pas rien. Des retraités qui sont à la limite du seuil de pauvreté arrêtent d'avoir une complémentaire parce qu'ils n'ont plus les moyens de payer.

Le gouvernement ne s'en cache pas, il demande "un effort" aux retraités

Les retraités ont des enfants et petits-enfants, participent à la vie économique et à celle des associations, les retraités ont fait des efforts quand ils étaient en activité et ils continuent. Les efforts ne doivent pas être tout le temps dans le même sens.

Il y a bien du positif avec la hausse prévue du minimum vieillesse, 30 euros l'an prochain, 35 euros en 2019 et 2020...

Oui c'est positif mais ça ne compense pas la perte de pouvoir d'achat ces dernières années. Les pensions ont été augmentées de 0,1% en 2015, on est loin du compte ! Ça ne rattrape même pas l'inflation, pourtant très faible.

Les mobilisations contre les ordonnances n'ont pas fait fléchir le gouvernement, quel espoir avez-vous d'obtenir quelque chose ?

On veut d'abord que le gouvernement nous écoute. Nous avons demandés à être reçus par le préfet, nous avons aussi contacté les deux nouveaux députés La République en marche (Pascale Fontenel-Personne et Damien Pichereau, NDLR) mais ils ne nous ont pas répondu.