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Inteva : les salariés de Sully inquiets avant l'audience du tribunal de commerce d'Orléans ce mardi

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Par , , France Bleu Orléans, France Bleu

L'avenir d'Inteva se joue aujourd'hui devant le tribunal commerce d'Orléans. L'équipementier automobile est en redressement judiciaire, 2 dossiers de reprise sont en lice. Mais quelle que soit l'offre retenue, le site de Sully-sur-Loire qui compte 177 salariés n'échappera pas aux licenciements.

L'usine Inteva à Sully-sur-Loire compte actuellement 177 salariés contre 250 il y a 6 ans
L'usine Inteva à Sully-sur-Loire compte actuellement 177 salariés contre 250 il y a 6 ans © Radio France - Marine Protais

Pour les salariés d'Inteva à Sully-sur-Loire, l'heure est à l'attente - et à l'inquiétude. C'est ce mardi 22 septembre que le tribunal de commerce d'Orléans va examiner les offres de reprise pour la société Inteva Products, l'équipementier spécialiste des moteurs d'éléments électriques pour l'automobile, en redressement judiciaire depuis le 8 juin.

Il ne reste plus que deux repreneurs en lice. Le favori est la société Inteva elle-même, qui peut être candidate en vertu d'une ordonnance prise en mai dans le cadre de l'épidémie de Covid-19, afin de limiter les faillites... L'autre dossier est porté par un duo d'industriels français, François Huon et Emmanuelle Gautier qui ont baptisé leur projet "Motus". Dans les deux cas, le site de Saint-Dié dans les Vosges qui compte 240 salariés serait sacrifié et celui d'Esson dans le Calvados ses 243 salariés entièrement préservés.

Si ça se trouve, dans deux mois, on ne sera plus là

Quant au site de Sully, il serait maintenu mais avec de nombreux licenciements, entre 72 et 140 selon l'offre qui sera retenue. Autant dire que le climat au sein de l'usine sullyloise est pesant. "Nous sommes tous dans le doute et dans l'inquiétude, résume Jean-Paul Noublanche, 60 ans, dont 35 passés chez Inteva comme agent de production. On ne sait pas sur quel pied danser, moralement c'est très très du. On essaye de travailler encore, mais bon, pour combien de temps ? Très peu, à mon avis."

Une angoisse que confirme sa collègue Stéphanie. "Moi, ce qu'inquiète le plus, c'est la perspective de partir avec juste le minimum légal. J'ai 20 ans de boîte, moi ça ferait à peine 10.000 euros d'indemnités. J'estime qu'après avoir donné autant d'années à l'entreprise, on devrait avoir le droit à davantage. En attendant, on est obligé de travailler, mais si ça se trouve dans deux mois, on ne sera plus là..."

Les salariés d'Inteva dans l'attente à Sully-sur-Loire

La seule solution viable à long terme"

A Sully-sur-Loire, Inteva conçoit et fabrique les systèmes de lève-vitre électriques pour les voitures. Au fil des ans, une partie de la production a été délocalisée à Rychnov, en République tchèque. A cela s'ajoutent les difficultés de son principal client, le groupe PSA. L'usine de Sully comptait encore 250 salariés il y a six ans, ils ne sont plus que 177 actuellement. Dans son dossier de reprise Inteva ne prévoit donc que d'en conserver 105. Mais pour quel projet à long terme peut-on s'interroger. L'usine ne fabrique déjà plus que des pièces de rechange, et non plus des modèles en série.

François Huon et Emmanuelle Gautier, eux, ne garderaient à Sully que le laboratoire d'essai et le bureau d'études du site de Sully, soit seulement 37 salariés. "C'est la seule solution viable à long terme", affirment-ils. L'audience ce mardi matin a lieu à 10h. Le tribunal de commerce d'Orléans pourrait mettre sa décision en délibéré et ne rendre sa décision que dans quelques jours.

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