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Fonderie du Poitou fonte : l'avocate des salariés pense qu'on aurait pu sauver le site d'Ingrandes

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Par , France Bleu Poitou

Alors qu'à Ingrandes sur Vienne, les salariés de la Fonderie du Poitou fonte bloque les sorties de l'usine, Malika Ménard, l'avocate du comité social et économique évoque ce vendredi la chronique d'une mort annoncée. "Si on avait écouté les salariés il y a 18 mois, on n'en serait pas là".

A la fonderie du Poitou fonte, les salariés bloquent les sorties d'usine (Photo d'archive)
A la fonderie du Poitou fonte, les salariés bloquent les sorties d'usine (Photo d'archive) © Radio France - Isabelle Rivière

Elle est l'avocate poitevine des salariés de plusieurs entreprises de la Vienne, et notamment des fonderies du Poitou. Malika Ménard est le conseil du CSE de la Fonderie Fonte, le comité social économique. Et elle était au tribunal de commerce de Poitiers il y a 18 mois lorsque la justice a choisi Liberty Alvance comme repreneur du site. Invitée sur France Bleu Poitou ce vendredi à 8h17, elle explique comment les salariés ont vu dès le début le sort terrible auquel le tribunal allait les exposer en les plaçant sous l'égide du groupe anglo-indien. "Liberty Alvance n'a jamais travaillé la fonte. En 2019, le groupe est candidat pour reprendre la fonderie Alu, parce que c'est son domaine de compétence mais comme à l'époque Renault demande à n'avoir qu'un seul interlocuteur pour les deux sites, le candidat à la reprise revoit son dossier et fait une offre conjointe pour les deux sites", explique l'avocate. Sous-entendu, une offre "contrainte" en tout cas pour ce qui est de reprendre la fonte. 

Les salariés ont été "maltraités" au tribunal de commerce

Lorsque les salariés font part de leurs doutes devant le tribunal de commerce de Poitiers, le mandataire judiciaire les rabroue, jugeant "scandaleux" le fait même qu'ils puissent émettre des réserves et qu'ils n'accueillent pas Liberty Alvance à bras ouverts, relate encore circonspecte l'avocate poitevine. 

Malika Ménard se souvient que pour avancer vite dans la reprise de l'alu, "on a accordé moins de temps à la fonte" pour trouver un repreneur solide. Que pour remporter le dossier, le groupe favori des élus et du tribunal, s'est engagé à effectuer des investissements et à étudier les projets déjà bien avancés de diversification de l'activité. 

Un an et demi plus tard, rien n'a été fait. Aucun euro déboursé pour relancer le site. C'est ce que les salariés avaient prédit. L'histoire leur donne raison. Même le patron de Renault, Jean-Dominique Sénard, selon l'AFP aurait accusé Liberty Alvance "de n'avoir pas respecté ses engagements." 

Pour l'avocate des salariés, la fonderie Fonte aurait pu décrocher le marché des nouveaux carters de Renault, mais comme rien n'a été fait sur le site, c'est l'Espagne qui a été choisie. 

Les salariés bloquent en partie le site

A Ingrandes-sur-Vienne, les salariés bloquent les sorties de l'usine. Mais laissent entrer les camions de matières premières pour ne pas pénaliser leurs collègues de l'alu.  Ils doivent se retrouver en assemblée générale ce vendredi midi pour décider si le blocus continue ce week-end ou pas, en sachant qu'ils ont un rendez-vous téléphonique avec Bercy ce lundi. Mercredi, Liberty Alvance a annoncé un plan social à la fonderie fonte : 300 emplois menacés. 

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