Économie – Social

Isère : Un entrepreneur voironnais s’apprête à investir en Iran

Par Xavier Demagny, France Bleu Isère lundi 28 septembre 2015 à 11:48

Après les Etats Unis ou encore l'Angleterre, Cofim va s'implanter en Iran.
Après les Etats Unis ou encore l'Angleterre, Cofim va s'implanter en Iran. © Radio France - Xavier Demagny

Il y a des affaires à faire en Iran. L'embargo international décidé en 2007 contre le pays devraient tomber début 2016, après un accord concernant le nucléaire. C'est ce qu'avait pressenti Franck Vicente, le patron de Cofim, à Voiron. Son entreprise s'apprête à s'y installer.

C'est un pays qui compte 80 millions d'habitants et qui a les deuxième réserves mondiales de pétrole et de gaz mais surtout 150 milliards de dollars d'avoir, gelés à l'étranger. Sauf que les sanctions commerciales contre l'Iran devraient bientôt tomber, début 2016. Une ouverture qui aiguise les appétits des entreprises françaises. 

Ces derniers jours, la semaine dernière, deux ministres du gouvernement, des cadres du Médef et 150 patrons ont fait le déplacement a Téhéran. Et en Isère, les patrons isérois ne sont pas en reste. Même si aucun n'a fait partie du voyage cette fois ci, certains se sont déjà positionnés depuis plusieurs mois et par exemple l'entreprise Cofim, implantée à Voiron. Elle est sur le point de créer une filiale en Iran.

"Il fallait y être en premier"

Franck Vicente, patron de Cofim Industrie est fier d'une chose, c'est d'avoir eu du nez. "Des micro signaux extérieurs m'ont montré que l'embargo allait être levé, il fallait y être avant les Américains, les Allemands, les Italiens. En premier", explique-t-il.  Il y a un an, il posait le pied en Iran pour la première fois. Et s'il est fier d'une chose, c'est d'avoir eu du nez.

REPORTAGE | Franck Vicente, entrepreneur voironnais bientôt implanté en Iran.

Sa société travaille sur un marché de niche : elle produit des machines pour effectuer des soudures sur les gazoducs et les pipelines. Une niche qui pourtant intéresse les Iraniens. L'entrepreneur voironnais est plutôt confiant pour la suite : "Les Iraniens sont extrêmement accueillants, avec une énorme envie de se ré-ouvrir au monde". Le fait que l'Iran soit un nouvel arrivant sur le marché des affaires lui fait dire qu'ils vont "tout faire pour montrer patte blanche." 

Un marché prometteur  

Franck Vicente dit à ses collègues chefs d'entreprises : "Allez-y, il y a des choses à faire". Et raconte volontiers que ses partenaires font appel à lui pour trouver de nouvelles sociétés françaises intéressées pour s'installer en Iran. Lui qui fait déjà 59% de son chiffre d'affaire a l'étranger il aime rappeler qu'exporter c'est créer des richesses et des emplois en France. 

Franck Vicente, patron de Cofim Industries à Voiron. - Radio France
Franck Vicente, patron de Cofim Industries à Voiron. © Radio France - Xavier Demagny

La CCI de Grenoble a elle en avril 2014 reçu l'ambassadeur d'Iran en France en Isère et en novembre de la même année, une délégation de chef d'entreprises isérois a fait le déplacement à Téhéran. À travers le GREX, le centre de Centre de commerce international de la CCI de Grenoble. Et pour lui la levée des sanctions est une bonne affaire.

En octobre,  Franck Vicente va accueillir ses futurs associés pour finaliser son accord. "A Voiron, dans une petite entreprise française. Si ça marche, c'est génial", conclut-il.