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"J'ai l'impression de travailler pour EDF" : à Aubervilliers, l'exaspération des habitants de l'allée de Staël

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Par , France Bleu Paris

Très froid l'hiver, très chaud l'été, une mauvaise isolation, des moisissures sur les murs et des factures très salées, ils estiment vivre dans des passoires thermiques. Et demandent un plan d'urgence à la mairie.

Le quartier de la Maladrerie, à Auberveilliers.
Le quartier de la Maladrerie, à Auberveilliers. © Radio France - Soizic Bour

Les locataires de l'allée de Staël, dans le quartier de la Maladrerie, à Aubervilliers, se rassemblent ce lundi devant la mairie de la commune pour interpeller la nouvelle édile sur le problème des passoires thermiques

Ils demandent un plan de rénovation thermique d'urgence et à ce que l'Office Public de l'Habitat, le bailleur social, prenne "ses responsabilités". "Il faut qu'il prenne en charge les charges, justement, de ces locataires qui n'y sont pour rien", affirme Yoan Pinaud, le directeur de l'Alliance citoyenne. 

Dans sa salle de bain, la VMC de Kama fonctionne mais "elle ne me sert à rien", affirme-t-elle.
Dans sa salle de bain, la VMC de Kama fonctionne mais "elle ne me sert à rien", affirme-t-elle. © Radio France - Soizic Bour

Kama, elle, habite depuis deux ans allée de Staël, dans un logement social classé G au diagnostic de performance énergétique, la plus mauvaise note, et ça fait deux ans qu'elle se bat contre la moisissure, l'effritement des murs, mais aussi les températures : "l'hiver, il fait très froid et l'été c'est comme dans un four", raconte-t-elle.

Plus de 1 000 euros d'électricité en deux mois

Et il y a les factures qui vont avec, très salées, l'hiver, surtout : Kama a payé jusqu'à 1027 euros d'électricité pour deux mois. "J'ai l'impression de travailler pour EDF", explique-t-elle. "Tout ce que je gagne, je leur donne".  Elle attend toujours que sa demande de relogement soit prise en compte. Aline, une autre habitante de l'allée, est elle dans son logement depuis 2015 et elle se sent abandonnée. "Si ils se mettaient à notre place, je ne pense pas qu'ils pourraient tenir aussi longtemps, nous on a pas le choix mais c'est un cauchemar", affirme-t-elle.

Des travaux d'urgence

C'est pour ça que l'Alliance citoyenne demande des mesures d'urgence à l'OPH : "Les gens ne sont pas responsables du fait que les logements ne soient pas isolés, ils payent plus cher qu'ailleurs dans le parc HLM, aujourd'hui l'OPH doit prendre ses responsabilités si il ne peutr pas faire des travaux tout de suite, il faut aussi des travaux d'urgence pour que les gens ne revivent pas des hivers comme ils ont pu vivre et limiter la casse au prochain hiver", détaille Yoan Pinaud. "On veut aussi des informations sur les grands plans d'investissement qui doivent permettre de réhabiliter la Maladrerie, les gens doivent savoir ce qu'il en est, si c'est à 5, 6 ou 10 ans de cela". 

Légalement les bailleurs sociaux ont l'obligation de rénover 100 000 logements par an, surtout des passoires énergétiques classées F et G.

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