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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les horticulteurs de l'Indre pris d'assaut

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Par , France Bleu Berry

Depuis que la vente de plants de légumes est de nouveau autorisé, les horticulteurs croulent sous les demandes. Mais cela ne compensera pas les énormes pertes des précédentes semaines.

Les jardiniers s'arrachent les plants de légumes
Les jardiniers s'arrachent les plants de légumes © Radio France - Vincent Pillet

"Ca n'arrête pas. Le téléphone sonne sans cesse. On a vu arriver beaucoup beaucoup de jardiniers. Et parmi eux, beaucoup de nouveaux..." raconte Yvan Laloge, horticulteur à Claise, sur la commune de Neuillay les Bois. Dans ses serres s'alignent les plants de légumes prêts à être vendus : "Les gens ont du temps et en plus il fait beau. Alors ils se mettent au jardin... mais les légumes ne compenseront pas les fleurs..."

Même inquiétude au Gaec de l'Abbé, à Fougerolles, dans l'Indre. "Nous refaisons rapidement des semis pour les légumes qui poussent vite comme les concombres, les cornichons... Pour cela, on aura du stock. Mais pour les tomates, on ne pourra pas, c'est trop tard. Il faudra faire avec le stocks de plants" annonce Bertrand Denormandie, l'un des gérants.

"On a jeté au fumier des centaines de fleurs"

Un engouement qui ne compensera pas les pertes. Ces dernières semaines, les horticulteurs ont jeté des centaines et des milliers de fleurs. "On a perdu 90% de notre chiffre d'affaire en mars, explique Yvan Laloge. Et on a perdu beaucoup de marchés aussi. Ca recommence seulement". L'horticulteur sillonne ainsi les marchés de Déols, Villedieu-sur-Indre, Selles-sur-Cher, Châteauroux (avenue des marins) et Vicq-sur-Nahon.

"Dans notre jardinerie, on peut vendre quelques fleurs, parce que nous faisons aussi alimentation animal, mais dans nos serres, on ne peut pas les vendre. Or cela représente 50% de notre chiffre d'affaires." souligne Bertrand Denormandie.

Tous comptent sur un maintien d'une belle météo, favorable au jardinage et sur une reprise rapide des ventes de fleurs. 

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