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"J'ai une grippe mais je dois travailler" : les livreurs Deliveroo de Besançon à vélo malgré le froid

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Les températures descendent en-dessous de zéro à Besançon (Doubs) et pourtant, les livreurs à vélo, Deliveroo ou UberEats, continuent de travailler. Sans prime ni assurance de la part de leurs employeurs, ils bravent le froid pour ne pas perdre leurs revenus.

Malgré les températures bien en-dessous de zéro, les livreurs à vélo continuent de travailler, même de nuit.
Malgré les températures bien en-dessous de zéro, les livreurs à vélo continuent de travailler, même de nuit. © Maxppp - Alexandre MARCHI

A Besançon (Doubs), le soir après 18 heures, on ne voit plus que les livreurs Deliveroo ou UberEats, en vélo ou en scooter. Ils continuent d'assurer les livraisons de repas, malgré la chute des températures ces derniers jours. Le thermomètre est bien en-dessous de zéro et pourtant ils travaillent, sans prime ni assurance de la part de leurs employeurs. 

J'ai des habits de ski mais sincèrement j'ai toujours aussi froid" 

"J'ai une grippe mais je viens quand même travailler, pas le choix, sinon je n'ai pas de salaire." Camille a 19 ans et depuis bientôt neuf mois, à côté de ses études, elle est livreuse Deliveroo à vélo électrique. Pour elle, pas question de s'arrêter de travailler, malgré le froid et son état de santé : "il y a une petite assurance, mais j'ai eu un accident il y a quelques mois et je ne vais être payée que maintenant, je ne peux pas me permettre de m'arrêter et d'attendre encore aussi longtemps d'avoir des sous." 

Alors Camille essaie de braver le froid en empilant les couches de vêtements. "J'ai des habits de ski, des sous-vêtements en polaire mais sincèrement par moins cinq degrés, j'ai toujours aussi froid", déplore l'étudiante. 

Pas de "prime froid" chez Deliveroo et UberEats 

Le coût de son équipement est à la charge de Camille. Parce que ni Deliveroo ni UberEats "ne propose pas de prime pour le froid", explique Matteo, livreur à scooter. Âgé de 20 ans, il a commencé à livrer des repas à l'automne. Avant, Matteo était cuisinier mais "le covid m'a privé de travail"

De son côté, il estime avoir investi 200 euros dans des vêtements chauds et 100 euros pour équiper les pneus de son scooter. "Mais quand il y a du verglas, je dois quand même arrêter de travailler", cette semaine, Matteo n'a pas pu enfourcher son scooter deux soirs à cause du verglas sur la route. Le livreur a donc perdu environ 150 euros sur son salaire habituel. 

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