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Jacob Delafon : la direction affirme avoir "tout mis en œuvre pour aider à une reprise" de l'usine de Damparis

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Par , France Bleu Besançon

La direction du groupe Kohler France, qui a mis en vente l'usine Jacob Delafon à Damparis (Jura), sort de son silence, après l'échec d'une reprise du site. Elle répond aussi aux accusations.

L'usine Jacob Delafon, mercredi 24 février.
L'usine Jacob Delafon, mercredi 24 février. © Radio France - Julien Laurent

La direction du groupe Kohler France réplique ! Après l'échec d'une reprise de l'usine  Jacob Delafon de Damparis (Jura), le groupe américain répond aux accusations, sur France Bleu Besançon. Ce site, berceau historique de la marque, est le dernier fabricant français de sanitaires en céramique. La fermeture semble désormais inéluctable, avec 140 emplois menacés, après le retrait du seul acheteur potentiel, le mardi 23 février. Mais le propriétaire de l'usine refuse de porter le chapeau et plaide non coupable.

Pas de rétention d'informations, selon la direction

"Tout a été mis en œuvre pour aider à la reprise" de l'usine, fait savoir la direction, via la personne chargée des relations avec la presse. Accusée par le candidat au rachat de ne pas avoir transmis certaines données et certains documents, la direction est catégorique : "Toutes les informations nécessaires ont été fournies, en présence de personnes tiers". Elle brandit également la loi Florange et ses obligations : c'est "un processus très encadré, c'est un devoir pour nous d'aider à cette reprise" et fait remarquer qu'en cas de rétention d'informations "les services de l'Etat n'auraient pas manqué de nous le reprocher".

Le résultat est décevant" - La direction de Kohler

Sur le retrait du groupe Kramer, la direction de Kohler confie que "le résultat est décevant". Elle explique que "les discussions n'ont pas permis d'arriver à une offre" de Kramer, et reconnaît qu'"il y a une émotion" autour de cet épisode et le sort de l'usine. Elle insiste sur le fait qu'elle a même rallongé les délais avant la clôture du plan social, pour permettre le rachat.

Tout le nécessaire a été fait pour trouver un repreneur" 

Autre reproche, formulé par certains élus locaux : Kohler France n'aurait pas montré assez de volonté pour trouver vraiment un acheteur. Là aussi, la direction s'inscrit en faux : "Tout le nécessaire a été fait pour trouver un repreneur". En vain.

Une pétition signée contre l'acheteur potentiel

Il y a aussi cette pétition signée par 62 ouvriers du site. Kramer a reçu un courrier contenant : une pétition pour que chaque salarié reste dans l'entreprise sur la base du volontariat, jointe d'une lettre sans signature contre le projet de reprise. Dans ce courrier adressé en recommandé au groupe Kramer en janvier, il est traité "d'esclavagiste moderne". Les salariés et syndicats garantissent qu'un anonyme a glissé cette lettre en plus de la pétition, sans prévenir les signataires. Ainsi, les 62 ouvriers qui l'ont signé ne seraient pas nécessairement contre la reprise, mais simplement pour la liberté de partir ou rester une fois la reprise actée. 

La direction de Kohler a-t-elle divisé pour mieux régner? Certains laissent entendre qu'elle aurait manipulé des employés aux dépens de l'acheteur potentiel. Réponse de Kohler France : "La direction n'a joué aucun rôle. Cette lettre est à l'initiative des salariés, nous n'avons pas à la commenter".

Accord trouvé sur le plan social

Kohler France affirme qu'aucun autre candidat au rachat du site n'est déclaré. D'après la direction, il n'y a pas non plus de projet de reprise en interne, par des salariés ou anciens salariés. Elle se dit désormais "pleinement concentrée" sur le plan social, pour lequel un accord a été trouvé avec les syndicats majoritaires ce lundi. Désormais, chaque CSE local doit émettre un avis, puis ce plan social sera transmis aux services de l'Etat le 17 mars, qui devront se prononcer sur la validité dans les quinze jours. 

Une restructuration sur plusieurs sites en France

Cette fermeture de l'usine de Damparis s'inscrit dans une restructuration du groupe américain en France. Elle prévoit la suppression de 181 emplois, répartis sur différents sites : 

  • 140 emplois à Damparis 
  • 21 emplois au siège du groupe à Saint-Denis
  • 18 emplois à Reims
  • 1 poste à Passel (Oise)
  • 1 poste à Troyes

Cette restructuration est justifiée par des "difficultés économiques persistantes, qui atteignent des niveaux critiques". Elle est présentée par la direction de Kohler comme "la seule solution pour pérenniser l'activité en France".

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