Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Jardins de l'Engrenage à Dijon : après l'évacuation, première réaction du promoteur Ghitti Immobilier

-
Par , France Bleu Bourgogne

Au milieu des gaz lacrymogènes encore fumants, le chantier du projet immobilier Garden State avenue de Langres, à Dijon a bel et bien commencé, indique son discret promoteur Thomas Ghitti, le patron de Ghitti Immobilier. Il réagit pour la première fois à l'occupation, et à l'évacuation des lieux.

Le site du Garden State, projet immobilier dont le chantier devrait durer 5 ans, avenue de Langres à Dijon
Le site du Garden State, projet immobilier dont le chantier devrait durer 5 ans, avenue de Langres à Dijon © Radio France - Claire Guédon

Sans surprise, Thomas Ghitti est un peu soulagé. Cette évacuation, c'est un début de retour à la normale sur le site du futur Garden State, son projet immobilier de 330 logements avenue de Langres à Dijon (Côte-d'Or), qui fait couler tant d'encre depuis le 17 juin 2020, et l'arrivée de militants sur place pour en faire une zone de lutte contre la bétonisation de la ville.

Des logements... et du vert

Un projet mal connu, mal compris, mais "très exigeant sur le plan environnemental", explique-t-il dans un communiqué. Il serait construit pour s'insérer au mieux dans le quartier. "Depuis le départ, l'idée était de rénover les accès aux jardins familiaux présents sur place et de créer un espace public dédié à la nature, soit plus de 4.000 m² qui viennent s’ajouter aux 13.000 m² de potagers existants." Il reprend donc à son compte l'argument majeur du maire de Dijon, François Rebsamen.

Le croquis de présentation du projet Garden State, appelé à remplacer les Jardins de l'Engrenage avenue de Langres
Le croquis de présentation du projet Garden State, appelé à remplacer les Jardins de l'Engrenage avenue de Langres - Ghitti Immobilier

D'ailleurs, ce projet est validé par les élus du conseil municipal de Dijon depuis 2019, rappelle Thomas Ghitti, avec le soutien d'Europe Écologie les Verts. Dès lors, l'occupation des lieux, les affrontements verbaux et parfois physiques qui ont émaillé les dix derniers mois jusqu'à cette semaine du 19 avril 2021, lui apparaissent comme un combat "politique", loin des préoccupations des habitants.

"Marché pirate" et "menaces"

S'il ne commente pas "les déclarations irresponsables de certains élus", il s'en prend surtout au collectif, qui occupe encore la maison sur le terrain : "Ce ne sont pas des riverains du quartier qui se sont appropriés le terrain le 17 juin. Ce sont des gens qui se présentent comme « citoyens anonymes et engagés », un collectif politisé et organisé et des « jardiniers » du quartier libre des Lentillères qui y organisent un « marché pirate » et déclarent, d’autorité, parler au nom de l’ensemble des habitants."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Thomas Ghitti va plus loin. Il parle de menaces reçues pour le faire taire : "nous avons plusieurs fois sollicité et été sollicités par des intervenants pour venir parler du projet à leurs assemblées générales. La proposition n’a semble-t-il jamais été retenue. Certains nous ont aussi simplement déconseillé de venir. Récemment, après des menaces, on nous a adressé une lettre ouverte (étonnamment fermée) qui ne semblait pas attendre de réponse de notre part." Quelle était la teneur de ces menaces ? Personne ne le sait.

Quoi qu'il en soit, le promoteur dijonnais se tourne désormais vers l'avenir, et le démarrage du chantier. Rien n'est décidé, tout est à construire, dit-il en conclusion, en référence non pas aux 330 logements dont l'avenir est tout tracé, mais aux 4.000 m² de verdure, dont l'avenir sera décidé en concertation avec les riverains qui accepteront de faire des propositions.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess