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Jardins de l'Engrenage : des travaux et des affrontements qui gênent les riverains

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Par , France Bleu Bourgogne

Depuis plusieurs jours, les travaux ont commencé au 63 rue de Langres, à Dijon. Une première partie du terrain a été évacuée et les ouvriers ont commencé la construction du projet immobilier. Entre travaux et affrontements réguliers depuis mardi, comment les riverains vivent-ils cette situation ?

Les ouvriers ont séparé le chantier de la maison par un mur de béton, pour éviter que les occupants ne reviennent sur le terrain
Les ouvriers ont séparé le chantier de la maison par un mur de béton, pour éviter que les occupants ne reviennent sur le terrain - Éric Guelaud

Depuis mardi dernier, camions et pelleteuses se relaient pour commencer la construction du projet immobilier Golden State, au 63 rue des Langres, à Dijon (Côte-d'Or) : 330 logements doivent voir le jour d'ici cinq ans. Un projet controversé et contesté par un collectif d'écologistes, qui occupaient les terrains depuis presque un an. Des militants sont encore au fond du terrain, dans une maison qui, pour l'instant, ne peut pas être détruite. Alors des policiers surveillent quotidiennement le terrain et l'avancement des travaux, et des affrontements ont lieu régulièrement avec les occupants. De quoi gêner certains riverains de l'avenue. 

De nombreux tirs de bombes lacrymogènes

Les habitants de l'avenue de Langres sont unanimes, ils sentent bien les bombes lacrymogènes tirées depuis trois jours. "J'étais en train de peindre les murs, fenêtre grande ouverte, et tout est rentré", raconte Éric, un habitant de la résidence voisine du chantier. "À 17h, je me suis dit, ça me pique bien. Mon fils m'a dit "Papa, j'ai les yeux qui me piquent"." D'après lui, plus d'une centaine de douilles de bombes lacrymogènes ont été retrouvées, "les occupants de la maison les ont alignés sur le muret de béton", ajoute-t'il. 

"Il y a eu beaucoup d'agitation cette semaine" - Sylvie, qui travaille à côté du chantier

Le balcon d'Éric donne sur le fond du terrain, il a plusieurs fois été surpris par les fumées de bombes lacrymogènes

Au rez-de-chaussée de la résidence, il y a un cabinet d'assurance dans lequel travaille Sylvie. Elle reconnaît qu'"il y a eu beaucoup d'agitation cette semaine". "Je n'ai pas pu venir me garer. Deux matins de suite, j'ai dû aller me garer au parking du Drapeau", ajoute-t-elle. Elle concède que cela ne l'empêche pas de travailler, mais elle aussi a senti les bombes lacrymogènes jusque dans son bureau. Pour Michel, c'est surtout le bruit qui pose problème. Il vit dans un appartement de l'autre côté de l'avenue : "Il y a beaucoup de bruit dès le matin et ça continue toute la journée. Ma femme est assistante maternelle, c'est difficile de faire dormir les enfants l'après-midi", se désole-t-il.

Des travaux qui dérangent aussi 

Éric, dont le balcon donne pourtant à peine sur le terrain, regrette déjà la tranquillité que lui offrait son logement. "Ce sont des travaux qui vont durer longtemps. Moi, je suis bien ici, je suis tranquille." Mardi matin, sa femme et lui ont été réveillés vers 6h30 du matin : "J'ai dit à ma femme, cherche pas, ce sont les travaux, on va en avoir pour plusieurs années."

Michel regrette aussi la construction de ce projet, surtout que, pour lui, ces logements vont lui bloquer la vue : "Si c'est un bâtiment qui fait six ou sept étages devant moi ça me dérange. L'hiver, on sera à l'ombre tôt dans la journée."

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