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Jauge de 50% pour les terrasses : "une douche froide" disent certains restaurateurs tourangeaux

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Par , France Bleu Touraine

Dans l'ensemble, les restaurateurs tourangeaux se disent satisfaits de la réouverture prochaine de leurs établissements. Mais ils déplorent les conditions fixées par le gouvernement, comme cette jauge de 50% pour les terrasses qui sera appliquée dès le 19 mai.

La perspective de la pluie inquiète les restaurateurs tourangeaux qui ont peur de ne pas pouvoir exploiter leurs terrasses correctement
La perspective de la pluie inquiète les restaurateurs tourangeaux qui ont peur de ne pas pouvoir exploiter leurs terrasses correctement © Maxppp - Christian Watier / Maxppp

Les cafetiers et restaurateurs peuvent désormais peaufiner leurs terrasses. Ce sont celles-là, et elles seules, qui rouvriront donc dans une semaine pile, le 19 mai prochain. Ce lundi, le premier ministre a précisé les conditions de leur réouverture. Pas plus de six à table et surtout une jauge de 50% à respecter. Certains professionnels ne s'attendaient pas à cette contrainte supplémentaire.

Au Centre commercial de l'Heure Tranquille des Deux Lions, à Tours, Raphaël Donadio parle de douche froide. "Ca tombe une semaine avant la réouverture. Les restaurateurs se mettent en place, et au final, vous avez la moitié de votre capacité d'accueil qui est amputée". 

Il ouvrira pour la première fois son restaurant italien le 19 mai, mais contrairement à ce qu'il pensait, il ne pourra donc pas compter sur la totalité de sa terrasse. "J'ai une terrasse de 50 couverts. Là, si j'ai 25 couverts, j'ai plus de deux mètres entre chaque table ! En plus, en extérieur, le virus ne se transmet pas de la même manière". 

La peur de la pluie

Déconvenue aussi pour Sébastien Perret. Même si lui dispose de deux terrasses, l'une en rez-de-chaussée, l'autre sur le toit, c'est la pluie qui lui fait peur. "Il faudra prendre des décisions au jour le jour, la veille pour le lendemain, en cas de mauvais temps. Et quand on voit ce qui se projette pour la semaine prochaine au niveau de la météo, il n'y a rien de rassurant". 

On nous met une complexité en plus - Sébastien Perret

Cette météo, c'est une contrainte en plus dit-il, alors que toutes les tables sont déjà dressées à l'intérieur de son restaurant. "S'il y avait eu 50% intérieur, 50% extérieur, comme ça va être le cas dans trois semaines, ça aurait été plus gérable. On était sûrs de pouvoir faire un minimum de 50%, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur. Mais là, aujourd'hui, on nous met une complexité en plus". Et ce n'est pas le maintien des aides annoncé qui le rassure. Depuis le début de la crise, lui continue de perdre entre 2 à 5.000 euros par mois.

Les plus petits établissements ne rouvriront pas - Pierre-Henri Delmas

Pierre-Henri Delmas, le patron du café Le Temps des Rois, place Plumereau à Tours, et par ailleurs administrateur de l'Umih 37, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie en Indre-et-Loire, se dit assez surpris de cette jauge imposée. "On pensait qu'on resterait sur le même protocole que l'an dernier, un mètre d'espacement entre chaque groupe de clients. Je pense que les plus petits établissements ne rouvriront pas avant le 9 juin. C'est une contrainte de plus". 

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