Économie – Social DOSSIER : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

Jean-Baptiste Moreau face aux salariés de GM&S : le baptême du feu pour le nouveau député creusois

Par Olivier Estran, France Bleu Creuse mardi 20 juin 2017 à 16:52

Dialogue les yeux dans les yeux sur fond d'inquiétude pour les salariés
Dialogue les yeux dans les yeux sur fond d'inquiétude pour les salariés © Radio France - Olivier Estran

À peine élu, le nouveau député de La République en marche Jean-Baptiste Moreau a été interpellé par les salariés de GM et S ce mardi. Il a visité leur usine et dialogué avec eux. Une rencontre sans accroc, mais sur fond de lourdes inquiétudes alors qu'aucun dossier de reprise n'est encore déposé.

48 heures après son élection, voilà le nouveau député creusois dans le vif du sujet. Les salariés de GM et S imaginaient d'abord aller l'interpeller sur le site de la coopérative CELMAR dont il est le président, Jean-Baptiste Moreau a préféré venir à leur rencontre dans leur usine. Un lieu qu'il n'avait encore jamais visité.

Le président Macron n'est pas le Père Noël , et je ne suis pas magicien" - Jean-Baptiste Moreau, député REM de la Creuse

L'accueil a été cordial, mais les propos parfois assez vifs. Le nouveau député a répondu aux questions des salariés. Il assure que le gouvernement souhaite, comme la CGT, un nouveau sursis pour l'usine. Il espère que la justice ne prononcera pas de liquidation judiciaire vendredi, mais accordera une prolongation de la période de redressement judiciaire.

Il faut mettre la pression sur les constructeurs. On a pas l'impression que l'Etat fasse grand-chose ! " - paroles de salariés inquiets.

les salariés de GM&S interpellent le nouveau deputé.

Jean-Baptiste Moreau a visité l'usine, actuellement à l'arrêt. - Radio France
Jean-Baptiste Moreau a visité l'usine, actuellement à l'arrêt. © Radio France - Olivier Estran

Le nouveau député doit rejoindre l'Assemblée nationale ce jeudi. Il promet de suivre ce dossier pas-à-pas. Pour l'instant l'entreprise GMD, seul repreneur potentiel, pourrait reprendre 120 des 277 salariés, mais n'a pas encore déposé de dossiers de reprise. La CGT espère que la justice accordera un nouveau sursis à GM et S jusqu'au 30 septembre, le temps d'obtenir une meilleure proposition.

Par ailleurs, les ouvriers de GM et S ont reçu le soutien d'une cinquantaine d'employés de la Seita de Riom. Leur manufacture de tabac est à l'arrêt avec une production délocalisée dans d'autres pays. Les salariés auvergnats ont le projet de reprendre leur entreprise en SCOP (société coopérative) pour sauver l'essentiel des 239 emplois.