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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

Poma, le numéro un du transport par câble, est dans la tourmente à cause du Covid

Poma, basée en Isère, est le leader mondial du transport par câble. Malgré tout, l'entreprise est touchée par la crise du Covid, des chantiers sont à l'arrêt et sa filiale Sigma, à Veyrins-Thuellin va devoir licencier une dizaine de personnes. Le PDG de Poma était l'invité de France Bleu Isère.

Jean Souchal, le pdg de Poma dans les studios de France Bleu Isère
Jean Souchal, le pdg de Poma dans les studios de France Bleu Isère © Radio France - Claire Guedon

Jean Souchal, vous êtes le PDG de Poma, une entreprise iséroise, leader mondial du transport par câble. L'arrêt cet hiver des remontées mécaniques en station à cause du Covid a-t-il des conséquences pour votre entreprise ?

Oui, cela a des conséquences évidemment. Et puis, le fait que les stations soient fermées pour toute la saison ne fait qu'empirer finalement cette pandémie qui a commencé il y a bientôt un an. Et pour Poma qui travaille dans le monde entier, c'est dès janvier 2020 qu'on avait vu, de part la Chine, les premiers effets.

Oui, car, on va y revenir, vous avez des chantiers partout et notamment en Chine, en raison des JO d'hiver, Pékin 2022, pour lesquels vous êtes fournisseur exclusif de la station qui est en construction pour ces Jeux. Ce chantier est à l'arrêt ?

On n'est pas tout à fait synchro tout autour du monde. La Chine est repartie. Donc, on recommence à travailler sur la Chine. Les effets sont beaucoup plus importants, en ce qui nous concerne, sur la France, qui est un gros morceau de notre activité qui tourne autour de la neige. Globalement, on a quasiment perdu 35 % du chiffre d'affaires sur l'exercice 2020 et on pense qu'il va encore baisser d'une vingtaine de pour cent sur cette année 2021.

Que l'on comprenne bien. Expliquez nous pourquoi vous avez cet impact économique dès maintenant.

Il y a eu une surprise en mars 2020 et un certain nombre d'appels d'offre qui devaient avoir lieu ne se sont pas mis en place. Certaines commandes ont été repoussées mais il y a d'autres affaires qui ont perduré. On le comprend tout à fait de la part de nos clients des domaines skiables. Toute cette incertitude les a conduits à geler un certain nombre de choses.

Vous avez eu des stations qui vous ont dit, notre projet de changer telle remontée ou d'en construire une autre est remis à plus tard ?

Voilà, c'est arrivé. Il y a des gens qui ont vraiment joué le jeu et notamment les plus grosses stations, car on est sur des investissements importants, de longue durée. Je pense à de gros opérateurs, à la Compagnie des Alpes, à l'Alpe d'Huez. Ceci étant, pour eux, 20 mois sans rentrée d'argent, c'est difficile. Et nous, on dépend de leur santé financière. Cela montre cette interaction entre tous les acteurs de la montagne, sans oublier ceux qui sont en aval, il faut penser aux hôtels, aux restaurants, aux médecins de montagne. Toute cette filière qui représente 200 000 personnes est aujourd'hui très impactée.

Poma emploie environ mille personnes. Votre filiale Sigma, à Veyrins Thuellin, où travaillent 126 personnes, est plus directement touchée car là, on y fabrique directement les cabines. Le chômage partiel ne suffira pas ?

Oui, Sigma est directement touché car en terme de fabrication de cabines, on estime qu'on va en fabriquer la moitié, voire le tiers par rapport à l'année précédente. Donc cela pose de gros problèmes. Le chômage partiel, ce que l'on appelle l'APLD, l'activité partielle de longue durée, ne suffit pas dans beaucoup de cas à combler les choses. Et effectivement, on a envisagé une dizaine de départs à contrecœur, évidemment.

Le câble urbain ne compense pas ces pertes ?

Ce sont des chantiers plus longs, donc on a des effets plus amortisseurs, on est en train de finir l'appareil de Toulouse, on est en train de travailler sur l'Ile de la Réunion, sur le territoire français. Le projet de Grenoble est dans une année de concertation. Le câble urbain ne compense pas nos pertes par ailleurs.

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