Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Paris 2024

JO 2024 : aucune concession sur les sites et les épreuves prévus en Seine-Saint-Denis, préviennent les élus

-
Par , France Bleu Paris

Alors que le comité d'organisation de Paris 2024 cherche à réaliser de nouvelles économies sur le budget des Jeux Olympiques, les élus du département de la Seine-Saint-Denis préviennent : pas question de revenir sur les sites et et les épreuves prévus sur leur territoire.

Jean-Baptiste Borsali, maire du Bourget en Seine-Saint-Denis
Jean-Baptiste Borsali, maire du Bourget en Seine-Saint-Denis © Radio France - Hajera Mohammad

Pour faire face aux conséquences budgétaires du Covid-19, les organisateurs des Jeux Olympiques de Paris 2024 vont devoir trouver des pistes d'économies alors que le budget global s'élève déjà à 6,8 milliards d'euros. "S'il faut avoir des jeux moins bling bling, pourquoi pas, mais je suis très surpris qu'à chaque fois qu'on pense économie, on cible la Seine-Saint-Denis", s'insurge Stéphane Troussel, le président socialiste du département.

Les lignes de métro 16 et 17 pas prêtes pour 2024

Selon une source citée par l'Agence France Presse, le Cojo (comité d'organisation des jeux) réfléchirait à réaliser environ "10% d'économies", soit 300 à 400 millions d'euros. Alors la capacité du village olympique (réparti sur trois communes : Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Île-Saint-Denis), qui est déjà passée de 18 000 à 15 000 lits, doit-elle encore être revue à la baisse ? 

Le village des médias entre le Bourget et Dugny sera-t-il conforme au projet initial ? Pour Quentin Gesell, le nouveau maire (DVD) de Dugny (Seine-Saint-Denis), pas question de s'en éloigner. Ce projet prévoit de créer sur le site, après les Jeux, "1 300 logements, mais aussi un groupe scolaire, une crèche, un gymnase et bien sûr la ligne 17 près du Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget qui sera utile aussi pour les habitants de Dugny".

J'espère qu'on ne sera pas encore la dernière roue du carrosse - Quentin Gesell, maire de Dugny

Mais cette ligne 17 ne sera pas prête comme prévu pour 2024. Pareil pour la ligne 16. Une vraie difficulté  qui pourrait pousser les organisateurs à revoir leur projet car multiplier les navettes automobiles, les bus, les cars pour rejoindre ces sites au nord de Paris, ne serait pas forcément compatible avec les Jeux plus "verts" promis pour cette édition et le coût serait plus élevé. Un faux prétexte selon Jean-Baptiste Borsali, le maire du Bourget "On a le RER, la métro à La Courneuve, des navettes. Je ne pense pas que le fait que les lignes 16 et 17 ne soient pas à l'heure pour les JO, doit être le point final pour dire qu'on arrête les Jeux ici".

Si le chef de l'Etat ne s'empare pas de ce dossier, ce sera une faute - Stéphane Troussel, président de Seine-saint-Denis

Par ailleurs, le président de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, s'étonne de cet argument sur le retard des lignes de métro. "J'attends qu'on m'en fasse la démonstration, pourquoi quelques semaines de confinement empêche de rattraper ce retard ?". Et d'ajouter : " il y a un bras de fer permanent avec Bercy qui n'a toujours pas compris l'intérêt de ce projet, 200 kilomètres de métro autant que le métro parisien, voilà le vrai Grand Paris, si le chef de l'Etat ne s'empare pas de ce dossier, ce sera une faute."

JO 2024 : aucune concession sur les sites et les épreuves prévus en Seine-Saint-Denis, préviennent les élus

Menaces sur les épreuves au Bourget et à La Courneuve ?

Reste la question des épreuves sportives. Là encore, le maire du Bourget ne veut rien céder alors que sa ville doit accueillir les épreuves de volley-ball. "C'est la seule épreuve qu'on aura, si on l'enlève c'est le sens même des JO qui n'a plus aucune utilité ici", prévient l'élu. 

À La Courneuve, Gilles Poux, le maire (PCF) tient à garder l'épreuve de tir sur le terrain des essences, à proximité du parc Georges-Valbon. Déplacer cette épreuve ailleurs permettrait de faire des économies "dérisoires", selon lui,mais surtout cela enverrait un très mauvais message à la population du département : "On ne se bat pas comme des morts de faim au quotidien pour faire reconnaître et respecter ce territoire pour qu'au final on passe ces sites-là à la moulinette", affirme le maire.

"Paris n'a pas besoin des JO pour briller" - Gilles Poux, maire (PCF) de La Courneuve

Gilles Poux rappelle que sa ville devait initialement accueillir les épreuves de water-polo mais finalement la piscine de Marville sera uniquement dédiée aux entraînements pour cette discipline.

Le président du CIO à Paris cette semaine

Pour le moment, rien n'est officiel mais les élus du 93 anticipent d'éventuelles négociations à venir entre le département, le Cojo, la ville de Paris et l'État. Un bureau exécutif de Paris-2024, programmé la semaine dernière a été reporté, tout comme le conseil d'administration, prévu cette semaine. Mais selon les informations de l'AFP, Thomas Bach, le président du Comité international Olympique (CIO) doit effectuer une visite de deux jours dans la capitale, cette semaine.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess