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Économie – Social

JO 2024 : et si Lamotte-Beuvron était finalement retenu pour accueillir l'équitation ?

vendredi 11 mai 2018 à 5:32 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Les épreuves équestres des JO de Paris 2024 doivent avoir lieu au château de Versailles. Mais ce site ne plaît plus à la Fédération française d'équitation, qui pousse pour un projet alternatif. De quoi relancer très sérieusement la candidature de Lamotte-Beuvron, à 36 km d'Orléans.

Le parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron accueille déjà de nombreuses épreuves et manifestations populaires, comme ici le Game Fair en juin 2017
Le parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron accueille déjà de nombreuses épreuves et manifestations populaires, comme ici le Game Fair en juin 2017 © Maxppp - Jérôme Dutac

Lamotte-Beuvron, France

C'est ce qu'on appelle un revirement. La Fédération française d'équitation ne veut plus du château de Versailles pour les épreuves équestres des JO de Paris-2024 : c'est Serge Lecomte, le président de la Fédération, qui l'a dit ouvertement à l'Agence France Presse la semaine dernière. Avec trois arguments : Versailles, ce sera à la fois coûteux - l'aménagement est estimé à 27,3 millions d'euros - éphémère - car les installations seront démontées une fois les jeux finis - et pas très bon en terme d'image, car renvoyant à un côté élitiste dont l'équitation, justement, tente de se débarrasser depuis des années. 

Mais pourquoi, dès lors, avoir défendu Versailles lors du dossier de candidature ? Pour des raisons stratégiques, assure Pascal Deboudt, président du comité régional d'équitation en Centre-Val-de-Loire : "Mettre Versailles, c'était certainement plus porteur que Lamotte-Beuvron vu des Etats-Unis ou de l'autre bout de l'Asie, c'était plus facile à vendre. La Fédération française d'équitation a alors soutenu ce projet, sans le porter elle-même ; après, on a toujours pensé que c'était une mauvaise idée, et maintenant on le dit haut et fort. On ne peut pas parler de Jeux olympiques et de développement durable en faisant quelque chose de totalement éphémère et qui va coûter très cher." Et de rappeler le précédent de Greenwich lors des JO de Londres 2012, dont le parc équestre a coûté, selon la presse britannique, 120 millions de £ (137 millions €), le double de ce qui avait été initialement annoncé. Parc aujourd'hui totalement abandonné.

Les atouts de Lamotte-Beuvron

Si l'idée d'un projet alternatif est retenue, Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) a toutes ses chances, estime Pascal Deboudt, malgré la concurrence de Fontainebleau, Longchamp et Chantilly, notamment. Lamotte-Beuvron, c'est le siège de la fédération française d'équitation, avec un parc équestre déjà aménagé sur 400 hectares, même s'il faudrait le monter en gamme pour les JO : "C'est l'endroit où tous les ans, au mois de juillet, 16 000 cavaliers viennent pour les championnats de France, c'est un lieu populaire, qui accueille déjà des manifestations de masse. Quel rêve ce serait pour l'enfant d'aller pratiquer l'équitation sur un site qui, à côté, accueillerait aussi les cavaliers olympiques !" Autre argument selon Pascal Deboudt : la ruralité. "Surtout que la position que défend aujourd'hui la France, c'est de dire qu'il faut que ce soit les Jeux olympiques de la France, et pas seulement de Paris. De ce point de vue, Lamotte-Beuvron, ce serait une image forte." Interview complète à écouter ci-dessous :

"Lamotte-Beuvron a 3 atouts : notre patrimoine, notre ruralité et un lieu qui appartient déjà aux cavaliers, et qui le restera quoi qu'il arrive" - Pascal Deboudt

Pour autant, le choix de la Motte-Beuvron est loin d'être acquis ! Officiellement, le COJO de Paris-2024, le comité d'organisation des Jeux olympiques, se dit "un peu surpris" du revirement de la fédération française d'équitation. Le COJO rappelle que Versailles est l'un des sites emblématiques du dossier parisien, au même titre que la Tour Eiffel pour le beach volley et le Grand Palais pour l'escrime, et que la fédération équestre internationale, elle, est très attachée au choix de Versailles. C'est donc une bataille d'influences qui débute. Certains prédisent même qu'au final, c'est l'Elysée qui tranchera...