Économie – Social

Johanna Rolland : "Pas question que Nantes revive ce que nous avons vécu au printemps !"

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan vendredi 2 septembre 2016 à 15:16

Johanna Rolland lors de sa conférence de presse de rentrée
Johanna Rolland lors de sa conférence de presse de rentrée © Radio France - Marion Fersing

Après un été calme, la rentrée s'annonce chaude à Nantes. D'ici fin septembre, plusieurs rendez-vous pourraient donner lieu à des débordements comme ceux du printemps et comme ceux du 27 août.

C'est une rentrée à risque à Nantes. Après un été calme, d'ici fin septembre, plusieurs rendez-vous pourraient donner lieu à des débordements comme ceux du printemps et comme ceux du 27 août : des vitrines cassées et des distributeurs de billet abîmés après le rassemblement contre le PS.

Le premier de ces rendez-vous, c'est le grand meeting intersyndical de mercredi 7 septembre avec tous les leaders syndicats et notamment celui de la CGT, Philippe Martinez, ce qui fait de Nantes la ville symbole de la contestation contre la loi travail. D'abord annoncé au miroir d'eau devant le château, le rassemblement est maintenant prévu aux Machines de l'île à 17h45.

Viendra ensuite la manifestation du 15 septembre qui sonnera le "Début de la deuxième mi-temps", après celle du printemps, c'est l'expression utilisée sur les réseaux sociaux.

Et puis l'ultra-gauche appelle aussi au sabotage du "Climate chance", le rassemblement sur le climat de la fin du mois, avec en tête Notre-Dame des Landes.

Pas question que Nantes devienne le terrain de jeu de casseurs sans foi, ni loi

Autant de risques face auxquels Johanna Rolland, la maire de Nantes, répète sa fermeté : "il n'est pas question que Nantes et les Nantais, les commerçants, les habitants, revivent ce que nous avons vécu au printemps. Il n'est pas question que Nantes deviennent le terrain de jeu de casseurs sans foi, ni loi. Je suis extrêmement mobilisée sur ce sujet, en lien avec le préfet, pour que cette situation ne puisse pas se reproduire".

Les résultats de l'étude sur la vidéoprotection début octobre

Mais pour l'instant, la ville ne prend pas de mesures concrètes. Pour la vidéoprotection réclamée par l’opposition, il faudra encore attendre.

La ville de Nantes et 8 autres maires de l'agglomération ont commandé une étude sur l'installation de caméras, ils recevront les résultats début octobre. "A Nantes, on fera la vidéoprotection", réaffirme Johanne Rolland, "ça fait partie de mes engagements. Mais je rappelle, malheureusement, que Nice est la ville de France où il y a le plus de caméras. Alors, vous voyez, il n'y a jamais de réponses toutes faites". Se pose aussi la question du coût de ces caméras, des endroits où elles seront installées et de qui regardera les images.

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