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Dossier : Brexit

Jour J pour le Brexit : "C'est triste d'en arriver là", confie un patron d'entreprise en Moselle

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Alors que le Brexit va devenir effectif ce vendredi soir à minuit, les entreprises qui commercent régulièrement avec la Grande-Bretagne doivent s'adapter. C'est le cas en Moselle, 3ème département de la région Grand-Est à réaliser le plus d'échanges avec le Royaume-Uni.

C'est à partir de minuit dans la nuit de vendredi à samedi que le Brexit entrera en vigueur.
C'est à partir de minuit dans la nuit de vendredi à samedi que le Brexit entrera en vigueur. © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

En 2018, la Moselle exportait pour 768 millions d'euros de marchandises vers le Royaume-Uni pour 415 millions d'euros importés. Le pays est un partenaire important pour de nombreuses entreprises du département qui craignent donc l'arrivée du Brexit ce vendredi à minuit. Au terme de trois ans et demi d'une séparation douloureuse, c'est tout un pan du commerce mosellan qui doit se réadapter

"C'est triste d'en arriver là", se désole Thomas Bertschy, directeur général d'"Aquarium Systems" à Sarrebourg. Son entreprise, qui recrée de l'eau salée pour les aquariums, compte 40 salariés dont une vingtaine en Moselle et sept en Angleterre.

Peu de conséquences

Pour l'heure, les effets du Brexit sur son entreprise sont peu visibles. S'il confie que les taux de change ont un peu fluctué depuis 2016, Thomas Bertschy attend encore de voir. "En fonction des accords, on verra à quelle sauce on est mangé. Mais pour l'année 2020, on sait au moins sur quel pied danser, la façon de faire du commerce avec l'Angleterre ne changera pas.

En revanche, c'est le flou pour l'année 2021, à la fin des 11 mois de transition à venir dû au fait qu'un Brexit dur ait été évité. C'est pourquoi, les retardataires peuvent encore prendre le temps de se préparer. "Il est certain que le report permet d'avoir plus de temps", explique Arno Amabile, chef du service économique pour la Préfecture du Grand Est. "Néanmoins, on remarque que beaucoup d'entreprises qui n'ont pas les ressources suffisantes n'ont pas encore fait de diagnostic sur leur exposition au Brexit." L'état a mis en ligne un site internet pour les entreprises qui pourraient être concernées.

Thomas Bertschy, directeur général d'"Aquarium Systems", invité de France Bleu Lorraine

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