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Économie – Social

Journée d’action du service public : les fonctionnaires indriens se mobilisent à Châteauroux

mercredi 8 mars 2017 à 5:30 Par Armêl Balogog, France Bleu Berry

Personnel hospitalier, sapeurs-pompiers, Atsem et enseignants se sont mobilisés mardi 7 mars à Châteauroux, dans l’Indre, pour faire entendre les revendications des fonctionnaires.

La CGT s'est mobilisée devant le centre hospitalier de Châteauroux pour défendre le service public
La CGT s'est mobilisée devant le centre hospitalier de Châteauroux pour défendre le service public © Radio France - Armêl Balogog

Châteauroux, France

Comme à Paris, Marseille, Nice ou Nantes, mardi 7 mars, le personnel du service public indrien s’est mobilisé à Châteauroux, à l’appel des syndicats CGT, FO et Solidaires. Les fonctionnaires ont réclamé une augmentation des salaires, des possibilités de carrière plus attractives, et l'arrêt des suppressions de postes et des restructurations permanentes.

Plusieurs actions

Entre midi et 14h, plusieurs dizaines de fonctionnaires ont occupé le rond-point Louis Deschizeaux, à deux pas de la préfecture de l’Indre, pour un "pic-nique / débat".

Avant cela, à 10h, une vingtaine de personnes seulement ont tracté devant le centre hospitalier de Châteauroux, afin de sensibiliser ses usagers. Parmi elles, autant de personnels hospitaliers que d’autres fonctionnaires, enseignants ou sapeurs-pompiers.

C’est vachement dur de mobiliser à l’hôpital, les gens ont peur de la grève, il y a des assignations, tout ça, c’est très dur. – Franck Blanc, brancardier aux urgences de Châteauroux et délégué CGT

Les fonctionnaires dénoncent les "souffrances à l’hôpital"

Selon Franck Blanc, les conditions de travail des personnels des hôpitaux se dégradent d’année en année. Certains agents n’auront que deux semaines sur les trois semaines de vacances préconisées par la loi. Des conditions "scandaleuses", dénonce le responsable CGT.

Il y a beaucoup de souffrance à l’hôpital avec une austérité dont on subit tous les jours les conséquences. C’est moins d’effectif, ce sont des agents qui ne sont pas remplacés, ce sont des rappels à domicile tout le temps, des plannings qui ne font que changer. On peut parler des salaires de la fonction publique hospitalière qui sont gelés aussi. – Franck Blanc, brancardier aux urgences de Châteauroux et délégué CGT

Le brancardier se dit "contre les fermetures de lits, contre les forfaits, les franchises, pour la défense de la sécurité sociale". "Des agents fatigués, c’est moins de soins pour les patients", la phrase revient comme un refrain dans la bouche des manifestants, accompagnée d’une dénonciation de la politique de rentabilité dans la fonction publique. "Toujours plus de travail pour moins de personnel."

On choisit la rentabilité au lieu d’être plus proche des patients, je trouve ça dommage. – Véronique Gélineau, aide-soignante à La Châtre et membre du parti Lutte ouvrière

La rentabilité, aussi dénoncée par les enseignants mobilisés, dont José-Manuel Félix, le secrétaire départemental de la CGT Educ’action 36, et Jean-Baptiste Auger, le secrétaire de la CGT des agents du Sdis 36. Ce jour-là, tous les fonctionnaires partagent les mêmes revendications, appliquées dans le secteur de chacun.

Des réactions partagées

Devant le centre hospitalier de Châteauroux, la majorité des automobilistes qui se dirigent vers le parking prennent le tract des militants. Leurs réactions sont positives, dans l’ensemble. "C’est normal, chacun défend son beefsteak", acquiesce un conducteur. "Je pense que le gouvernement doit faire quelque chose, il doit augmenter le budget hospitalier", déclare un autre.

Les ambulanciers sont aussi assez réceptifs, même s’ils ne s’arrêtent pas longtemps. Travail oblige.

Je suis solidaire. Je trouve qu’en ce moment le secteur médical régresse, et que les gens vont en subir les conséquences plus tard. – un ambulancier

Mais un autre accuse le personnel hospitalier de ne pas assez travailler. "Si vous saviez le nombre de choses qu’on nous demande de faire que vous, vous devriez faire", lance-t-il à une aide-soignante. "- Et pourquoi ce n’est pas fait à votre avis ? – Je pense qu’il y a des tirs au flan", tranche-t-il avant de s’en aller.