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Journée de grève contre la réforme du Code du travail : le point sur les perturbations

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Ce jeudi, les opposants à la réforme du Code du travail se mobilisent, à la veille de la présentation des ordonnances en Conseil des ministres. SNCF, RATP, journaux, routiers : Francebleu.fr fait le point sur la mobilisation.

Une manifestation contre la réforme du Code du travail, à Nantes, le 20 septembre 2017.
Une manifestation contre la réforme du Code du travail, à Nantes, le 20 septembre 2017. -

A l'appel notamment des syndicats CGT et Solidaires, les opposants à la réforme du droit du travail se mobilisent ce jeudi, pour dénoncer "les régressions sociales du gouvernement Macron". Après une première journée le 12 septembre qui a mobilisé 223.000 personnes selon la police et 500.000 selon les syndicats dans toute la France, les opposants aux réformes remettent le couvert à la veille de la présentation au Conseil des ministres des ordonnances.

Mardi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a promis une mission qui devra mettre en place dix mesures pour "accompagner les ordonnances et aider les syndicats à se développer". Mais cela n'a pas calmé la colère des syndicats qui appellent à manifester, en particulier la CGT, dont le secrétaire général Philippe Martinez a promis ce jeudi "la construction d'un mouvement" de contestation qui va prendre de l'ampleur.

A l'inverse, les leaders de l'Unsa, de la CFDT et de la CFTC appellent le gouvernement à "ajuster" les ordonnances. Avant une nouvelle journée d'action, cette fois à l'appel de La France Insoumise, samedi, voici les prévisions de perturbations et de mobilisation pour la journée de jeudi.

Manifestations : les syndicats en ordre dispersé

Une nouvelle fois, la CGT a donc échoué à rassembler les grandes centrales syndicales que sont FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Mais dans les cortèges devraient également se trouver des représentants de ces syndicats, dont certaines branches ont appelé à la grève. C'est le cas de 11 fédérations de la CFE-CGC, ou encore de la fédération métallurgie de la CFDT, qui a appelé dimanche dernier le secrétaire général Laurent Berger à "une mobilisation nationale".

Quelque 200 rassemblements sont prévus partout en France. En Normandie par exemple, des rassemblements ont commencé dès ce jeudi matin. Au Havre, dans le centre-ville près du bassin du commerce, des manifestants sont réunis, ainsi que dans une zone industrielle près de rouen, bloquée par des feux de palettes.

En Picardie, ce sont les lycéens qui sont nombreux à défiler ce jeudi matin à Amiens. Et à Paris, le défilé partira à 14h de Montparnasse, en direction de la Place d'Italie.

Ecoles : des fermetures dans certaines villes

En marge des manifestations, et à l'appel notamment de la FSU, première fédération dans l'enseignement, plusieurs établissements scolaires sont partiellement ou intégralement fermés dans certaines villes du pays.

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SNCF : trafic "quasi normal"

La grève dans les transports publics était nettement moins suivie, avec un trafic quasi normal à la SNCF et normal à la RATP. Selon les prévisions publiées mercredi, le trafic était annoncé effectivement comme "quasi normal", et "95% des trains" doivent "rouler normalement". Sur le réseau TGV et international, aucune perturbation n'était à attendre. Sur le Transilien, un train sur trois était prévu pour les lignes P, R et U. Côté Intercités, 80% des rames doivent circuler, seules les lignes Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille étant concernées par des perturbations (un train sur deux).

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Pour les TER, il y a un train sur deux en Bourgogne, 60% des trains en Franche-Comté et 62% en Aquitaine. Dans les autres régions, le trafic ne doit pas connaître de perturbations. L'appel à la grève est de fait moins suivi que lors de la grève du 12 septembre, malgré l'appel à la mobilisation de l'Unsa-ferroviaire, deuxième syndicat des cheminots.

RATP : trafic normal

Ce mercredi, la RATP a également affirmé que sur tout le réseau parisien et francilien, le trafic serait normal jeudi. Ailleurs en France, les régies de transports en commun seront parfois impactées, comme par exemple à Dijon, où le syndicat CGT Keolis Dijon Mobilités a déposé un préavis, avec 72% des départs de tram et de bus.

Journaux : pas de parution pour certains quotidiens

Une partie des grandes imprimeries de la presse française suivent l'appel à la grève de la CGT, empêchant donc la sortie de plusieurs journaux. Ce mercredi, Le Monde, Le Parisien et Libération notamment ont prévenu leurs lecteurs que les numéros de jeudi (ou celui daté de vendredi pour Le Monde) ne sortiraient pas. Une partie des journaux a redirigé ses lecteurs vers leurs versions numériques.

A Radio France également, les différentes stations (dont France Bleu) pourraient être perturbées par ce mouvement, plusieurs syndicats ayant déposé un préavis pour cette journée du 12 septembre.

Routiers, services publics : reprise de la grève le 25 septembre

Après une première journée de grève et de blocages lundi, les routiers ont indiqué qu'ils maintenaient leur appel à la grève à partir du 25 septembre, à l'issue d'une rencontre au ministère des Transports qualifiée "d'échec". "Nous appelons à une mobilisation massive dans tous les secteurs d'activité", a déclaré Jérôme Vérité, délégué CGT. Lundi, la ministre du travail avait pourtant affirmé que le gouvernement serait "prêt à examiner les spécificités" du métier des routiers, où la plupart des entreprises sont des PME.

Pour autant, ce jeudi, des routiers se sont joints à la mobilisation en formant des blocages : sur l'A26 en direction de Calais, la sortie vers Béthune était bloquée par des chauffeurs de poids lourds jeudi matin, ainsi que la D943 et la D941.

Le 25 septembre marquera aussi le début d'un long préavis de grève contre cette réforme pour la fédération CGT des services publics, qui revendique la "nécessité d'inscrire le processus d'action revendicative dans la durée". Ce préavis court donc jusqu'au 15 octobre.

Les mobilisations à venir
Les mobilisations à venir © Visactu
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