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CARTE - Canicule : 15 départements en vigilance rouge, 49 en orange

Journée de mobilisation nationale : entre 131.000 et 350.000 personnes dans les rues

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Hausse des salaires, revalorisation des retraites, rejet de la réforme de la fonction publique, du projet de loi Blanquer sur l'école... Au moins 131.000 personnes ont défilé un peu partout en France ce mardi à l'appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires. Voici ce qu'il faut retenir de la journée.

La manifestation interprofessionnelle à Toulouse
La manifestation interprofessionnelle à Toulouse © Radio France - France Bleu Occitanie

Entre 131.000 (ministère de l’Intérieur) et 350.000 (syndicats) personnes, dont de nombreux enseignants, ont répondu à l'appel à manifester de la CGT, FO, FSU et Solidaires ce mardi. En tête des revendications : la hausse des salaires, la revalorisation des retraites, le rejet de la réforme de la fonction publique ou encore du projet de loi Blanquer sur l'école. Les transports et certains services publics comme Pôle emploi ont également été perturbés. Voici ce qu'il faut retenir de la journée.

Entre 17.500 et 50.000 manifestants à Paris

À Paris, entre 17.500 (comptage médias) et 50.000 (CGT) personnes ont défilé du boulevard Saint-Michel jusqu’au Champs-de-Mars. Outre les syndicats, des représentants de partis (PCF, NPA, LO...) et d’organisations comme Attac étaient dans le cortège. _"Les syndicats ne sont pas à mettre aux oubliettes !"  ou encore "Jeunes, actifs, retraités, tous unis contre l'austérité. Assez, assez, assez de répression !"_ pouvait-on lire sur les pancartes. 

Plusieurs milliers de manifestants se sont également mobilisés partout en France. À Marseille, 5.000 personnes se sont rassemblées sur le Vieux-Port selon la police. Même mobilisation à Toulouse. Ils étaient entre 3.700 et 6.000 à Nantes. 2.000 à Rouen et près de 3.000 au Havre, selon France Bleu Normandie. Entre 1.500 et 3.000 à Limoges en Haute-Vienne. 1.500 à Bayonne. Plusieurs centaines dans le Gard, à Epinal, à Belfort, à Laval, à Saint-Etienne, Cherbourg, Besançon, Vesoul, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Amiens, Brive, Valence, le Havre, Alès, Rennes, Reims, Toulouse, Nantes, Metz, Perpignan, Périgueux, Tours, Auxerre.

Dans plusieurs régions, les "gilets jaunes" se sont aussi fait entendre.

Des incidents ont eu lieu à Bordeaux. Une cinquantaine de personnes, certaines avec des gilets jaunes, ont tenté de s'introduire dans les Galeries Lafayette. Les deux vigiles se sont interposés. Neuf hommes ont été placés en garde à vue.

Lors de la dernière journée de mobilisation, le 5 février, le ministère de l'Intérieur avait recensé 137.200 manifestants et la CGT près de 300.000.

Une grève très suivie dans les écoles

Dans les cortèges, de nombreux enseignants du primaire, opposés au projet de loi Blanquer sur "l'école de la confiance" voté en février en première lecture à l'Assemblée. Près d'un enseignant du primaire sur quatre (24%) a fait grève selon le ministère de l'Éducation nationale. Le principal syndicat du primaire a recensé 40% de grévistes. Dans le secondaire, 8,85% des enseignants ont cessé le travail. 

Tous les fonctionnaires étaient appelés à se mobiliser notamment contre la réforme de la Fonction publique prévue par le gouvernement, mais à l'exception de l'Éducation nationale et du ministère du Travail (14%), la mobilisation a été assez faible (3,3%).

Les transports perturbés dans plusieurs villes

À Strasbourg (Bas-Rhin), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ou encore sur la Côte d'Azur, la grève s'est traduite par des perturbations dans les transports.

Trafic normal en revanche à la SNCF et à la RATP en Ile-de-France. 

"Réhabiliter la grève" 

Moins visibles depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", la CGT et FO, qui ont boycotté le Grand débat national, voulaient montrer que "les syndicats ne sont pas à mettre aux oubliettes", selon Fabrice Le Restif, responsable FO en Ille-et-Vilaine. 

"Le grand débat semble-t-il est terminé maintenant, il faut des réponses en matière de salaire, de retraite, de justice fiscale, de services publics", a déclaré le numéro un de la CGT Philippe Martinez. "On ne s'adresse pas seulement au gouvernement, on s'adresse également au patronat. Il faut ouvrir de vraies négociations sur le pouvoir d'achat", a ajouté son alter ego de FO Yves Veyrier.

FO réclame une revalorisation du Smic jusqu’à 80% du salaire médian, soit 1.450 euros mensuels net. De son côté, la CGT demande notamment un Smic à 1.800 euros brut, la revalorisation de toute l'échelle des salaires, et des pensions de retraite au minimum à 1.200 euros net. 

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