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Économie – Social

Journée de mobilisation interprofessionnelle : 3.000 à 3.500 manifestants à Tours

mardi 9 octobre 2018 à 16:54 Par Soizic Bour, France Bleu Touraine

Entre 3.000 et 3.500 manifestants se sont réunis à Tours à l'appel des syndicats FO, CGT, FSU et Solidaires pour lutter contre la politique sociale du gouvernement.

Retraités, enseignants, soignants, étudiants et cheminots étaient dans le cortège.
Retraités, enseignants, soignants, étudiants et cheminots étaient dans le cortège. © Radio France - Soizic Bour

Tours, France

L'importante journée de mobilisation sociale à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU, l'Unef et l'Unl a été bien suivie à Tours ce mardi. Les syndicats appelaient à lutter contre la "politique idéologique" du gouvernement et "la casse des droits collectifs", alors que l'exécutif cherche un second souffle avec le remaniement ministériel. 

Retraité, étudiants, enseignants et soignants dans la rue

200 rassemblements en tout ont été comptabilisés sur toute la France. Chez nous, à Tours, la manif a bien pris : entre 3.000 et 3.500 personnes étaient réunies : des retraités, des étudiants, des enseignants, des soignants et des cheminots. Le cortège est parti de la place de la Liberté pour remonter jusqu'à Jean-Jaurès. Le tram a été coupé le temps de la manifestation et certaines lignes de bus ont du être déviées.  

La hausse de la CSG, la réforme de l'enseignement ou encore le plan santé d'Agnès Buzyn, les motifs de grogne étaient nombreux.  "Tout augmente et nos pensions régressent, c'est inadmissible", explique Danny, retraitée depuis 5 ans. Elle est très remontée contre la réforme du gouvernement : "Toute ma vie moi j'ai cotisé, j'ai payé ma retraite, aujourd'hui que je suis vieille, on me re-ponctionne encore et ça c'est injuste", souligne-t-elle. 

Danny et Françoise se mobilisent contre la hausse de la CSG. - Radio France
Danny et Françoise se mobilisent contre la hausse de la CSG. © Radio France - Soizic Bour

Les enseignants étaient aussi dans le cortège, ils dénoncent la réforme de l'éducation prévue par Jean Michel Blanquer, et le volet sur la formation professionnelle qui vise à réduire le nombre d'heures de cours. "On parle de co-animation, d'enseignement personnalisé, mais tout ça ça ne peut pas se faire sans heures de cours, ce qui est caché derrière c'est qu'on veut envoyer un maximum d'élève vers l'apprentissage pour en finir avec les lycées professionnels", explique Stéphane, professeur d'espagnol en lycée professionnel.

3 000 à 3 500 personnes ont manifesté à Tours. - Radio France
3 000 à 3 500 personnes ont manifesté à Tours. © Radio France - Soizic Bour

Les cheminots toujours mobilisés

Dans la rue aussi, les cheminots, qui estiment ne pas avoir obtenu assez après la mobilisation de ce printemps. "On a pas empêché la privatisation de l'entreprise au 1er juin 2020, l'ouverture à la concurrence, le financement des petites lignes est toujours en suspens, les lignes Tours-Loches par exemple, ils parlent de les fermer, alors on continue le combat", explique Rodolphe Banier, de la CGT Cheminots.  

Un ras le bol global, partagé par les étudiants, venus dire non à Parcoursup, et les soignants, qui réclament plus de moyens humains.