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Économie – Social

Grève et manifestations : entre 160.000 et 300.000 personnes ont défilé dans toute la France

mardi 9 octobre 2018 à 12:20 - Mis à jour le mercredi 10 octobre 2018 à 7:31 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Plusieurs syndicats avaient appelé les Français à se mobiliser un peu partout en France ce mardi, contre la politique sociale du gouvernement. Près de 300.000 personnes ont manifesté dans plusieurs régions de France selon la CGT, 160.000 selon le ministère de l'Intérieur.

Manifestation pour réclamer à Emmanuel Macron une politique "plus sociale" à Nancy, le 09 octobre 2018
Manifestation pour réclamer à Emmanuel Macron une politique "plus sociale" à Nancy, le 09 octobre 2018 © Maxppp - SAUCOURT Patrice

Lycéens, étudiants, salariés et retraités étaient appelés ce mardi à faire grève et à manifester dans toute la France, pour la première fois depuis la rentrée, afin de protester contre la "destruction du modèle social" du gouvernement et avec l'espoir d'organiser d'autres mobilisations par la suite. 

Derrière cet appel interprofessionnel lancé fin août : la CGT, Force ouvrière, Solidaires, l'Unef, la FIDL et l'UNL. Une centaine de défilés ont eu lieu dans toute la France et ils ont réuni "presque 300.000" personnes selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, environ 160.000 participants selon le ministère de l'Intérieur. Parmi elles, 16 personnes ont été interpellées, dont 9 à Paris, a précisé le ministère.

Les transports de certaines villes perturbés 

Malgré les appels à la grève, et contrairement aux mobilisations précédentes, il n'y avait pas de perturbations au niveau national à la SNCF, avec un impact "quasi nul" selon la direction. 

Dans les transports en commun, le trafic était "normal" en région parisienne mais perturbé dans plusieurs villes un peu partout en France

Des blocages dans les universités

La mobilisation a également touché les universités. À Rennes 2, certains étudiants ont bloqué les entrées de plusieurs bâtiments de l'université. Les forces de l'ordre sont donc intervenues en nombre. Peu après 10h, la police nationale d'Ille-et-Vilaine a annoncé sur Twitter que "les entrées sont libérées pour reprise des cours".

À Paris, le site de Tolbiac, qui dépend de l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-1) a été bloqué de 07h30 à 10h environ par une vingtaine de personnes. Pendant ce blocage, une étudiante a été blessée et "a été évacuée par les pompiers. Elle est maintenant sortie de l'hôpital", a indiqué Paris-1. Selon l'université, le blocage a notamment pris fin sous la pression des étudiants qui y étaient opposés. 

À Lyon, "les bureaux de la présidence de l'université Lyon 2 sont actuellement occupés (...) alors même que la présidente se trouve à l'intérieur" a rapporté le syndicat Uni en début d'après-midi.

Des manifestations un peu partout en France 

À Paris 

La manifestation parisienne s'est élancée à 14h de Montparnasse et a réuni 50.000 personnes selon la CGT, 11.500 selon la préfecture de police. Le cabinet Occurence qui effectue un comptage indépendant pour un collectif de médias a dénombré 21.500 manifestants. Dans le carré de tête, les leaders syndicaux portaient une pancarte sur laquelle était inscrit "Mobilisés pour un libre accès à l'éducation, l'emploi, les services publics, la retraite par répartition"

Des tensions entre forces de l'ordre et manifestants ont émaillé le défilé. Parmi les lycéens, militants d'Attac et syndiqués, plusieurs dizaines de "Black Blocs", "un groupe de 200 à 300 individus" de noir vêtus et casques sur la tête, ont jeté des projectiles selon la préfecture de police. Les CRS ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées et deux personnes blessées, une parmi les manifestants, l'autre parmi les policiers.

Dans le Grand Ouest

Environ 500 personnes ont manifesté à Laval, alors que 4.000 personnes ont battu le pavé dans les rues du Mans. À La Roche-sur-Yon, 650 personnes ont manifesté. À Rennes, la manifestation  a réuni 4.900 personnes selon les syndicats, et 3.000 selon la police.  Des échauffourées ont éclaté dans la ville. À Quimper, un millier de personnes a manifesté. Plusieurs centaines de personnes ont également manifesté à Morlaix et Quimperlé. 

Des heurts se sont également produits à Nantes, où les forces de l'ordre ont procédé à trois interpellations en marge de la manifestation. La police estime qu'elle a réuni 5.400 participants. Ils étaient 3.500 au Havre, 2.100 à Caen et 300 à Coutances dont de nombreux lycéens et aides soignants.

À Rouen, les dockers de la CGT se sont rassemblés une partie de la matinée devant le siège du Grand port maritime. Ils ont installé des barrages filtrants et brûlé des pneus sur les quais, fermés à la circulation, ce qui a entraîné d'importantes perturbations de la circulation. Ils ont levé leur blocage vers 11h30.

Dans la région Centre-Val-de-Loire

Plus de 2.000 personnes ont manifesté à Clermont-Ferrand. Ils étaient 600 à Aurillac et 1.300 au Puy-en-Velay. À Saint-Étienne, ils étaient 1.500 selon la police, 4.000 selon la CGT. Ils étaient un millier à Roanne.

En Creuse, une centaine de personnes a bloqué l'avenue Gambetta, à Guéret. À Châteauroux, plus de 300 manifestants ont parcouru les rues de la ville. À Brive en Corrèze, la CGT a mené une opération escargot. Ils étaient un millier de manifestants dans les rues d'Orléans. Entre 3.000 et 3.500 à Tours.

4.300 personnes ont manifesté à Lyon, 600 à Dijon en Bourgogne et un millier à Chambéry en Savoie. Ils étaient près de 3.000 en Drôme-Ardèche où certains ont "traversé la rue pour trouver du travail" reprenant les propos tenus par Emmanuel Macron à l'attention d'un jeune chômeur mi-septembre.  

Dans l'Est

À Besançon, ils étaient 1.300 à manifester. Environ 3.000 à Nancy, 400 à Belfort, entre 2.000 et 2.500 à Metz, 2.000 à Strasbourg et un millier à Mulhouse.

Dans le Sud-ouest 

À Périgueux, un millier de personnes ont manifesté. Le cortège comptait de nombreux retraités. Environ 2.000 manifestants ont battu le pavé à Pau, entre 1.700 et 2.500 à Bayonne, près de 600 à Mont-de-Marsan et ils étaient près de 4.000 à Toulouse selon les syndicats.

Dans le Sud-est

À Avignon, ils étaient plus de 1.500 manifestants. 5.300 personnes sont descendues dans la rue de Marseille, 1.800 à Montpellier, 1.500 à Nice, 1.200 à Perpignan, entre 1.600 et 4.000 à Nîmes