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Dossier : Coronavirus Covid-19

"L'État doit mettre des centaines de milliers d'euros pour aider nos clubs de sport", estime Kamel Chibli

Alors que de nombreux clubs de sport sont en grand danger en raison de l'épidémie de Covid-19, du confinement et de l'arrêt des compétitions, le vice-président de la région Occitanie en charge des sports demande à l'État de mettre la main à la poche. Entretien avec Kamel Chibli.

Kamel Chibli souhaite qu'une partie des fonds débloqués par l'Etat soit dédiée aux sports
Kamel Chibli souhaite qu'une partie des fonds débloqués par l'Etat soit dédiée aux sports © Maxppp - MICHAEL ESDOURRUBAILH

Vous êtes inquiet, car vous avez peur pour l'avenir de nombreux clubs et associations dans la région. Certains risquent-ils vraiment de disparaître, aujourd'hui ? 

Oui, bien évidemment. L'inquiétude vient tout simplement des conséquences sanitaires. Bien sûr que la priorité, c'est la santé. Mais la deuxième, ce sont les conséquences économiques et sociales. On est tous persuadés qu'il y en aura. Et l'effet direct sur le sport est considérable. Les partenaires privés sont essentiels pour nos clubs, petits et grands. Et si vous prenez un petit club de l'Ariège, de l'Hérault, des Hautes-Pyrénées, qui était financé par le bar du coin, le restaurant du coin, vous imaginez bien que la priorité des ces entreprises ne sera plus d'être partenaire d'un club, mais plutôt de savoir comment relancer leurs activités et comment consolider ou recréer de l'emploi. C'est pour ça que j'ai alerté, et j'invite les collectivités mais surtout l'état à jouer son rôle. Si on n'est pas en capacité rapidement de réagir, ça va être compliqué. 

Vous demandez à l'État de mettre la main au portefeuille, avec une sorte de plan Marshall. Combien faut-il, selon vous ? 

Le sport, c'est 0,2% du budget au niveau national, alors que le poids du sport dans le PIB c'est 2,8%. Faites le comparatif. Je pense que l'Etat doit mettre des centaines de milliers d'euros. On a mis 110 milliards, globalement. Une partie de cette somme doit être dédiée au sport, et pourra se décliner au niveau régional, avec un fonds de soutien. Que chaque club puisse avoir une aide pour limiter la casse, pour que nos 1,4 millions de licenciés et nos trois millions de pratiquants puissent continuer de faire du sport à la rentrée. 

En temps de crise, le sport est-il vraiment une priorité ? 

Bien évidemment qu'il y a d'autres secteurs prioritaires. La priorité, c'est la santé et l'économie. Mais si on laisse tout un pan de la République que constitue le sport disparaître, je peux vous garantir que tous ces gamins dans la rue, ce sera compliqué à gérer. Donc bien sûr qu'il y a d'autres priorités, je pense à ceux qui vont perdre leur emploi, aux victimes du Covid-19, mais ce n'est pas parce qu'il y a d'autres priorités qu'il ne faut pas se préoccuper de ces questions là. Mieux vaut agir que réagir. Réagir, c'est trop tard. 

Les matches, notamment au rugby et au foot, pourraient se jouer à huis-clos jusqu'en 2021. Le président de l'USAP à Perpignan dit que c'est la mort des clubs français dans le rugby. Est-ce qu'il exagère ? 

Là où il a raison, c'est que les clubs comme le sien génèrent du public. Et ce n'est pas le modèle du foot, où les droits télé financent en grande partie le club. Eux, s'ils n'ont pas la billetterie, les entrées au stade, ce n'est pas un modèle qui est viable. Il a totalement raison. C'est pour ça que c'est impossible de reprendre les matchs à hui-clos au rugby, contrairement au foot. Forcément que vous mettez en difficulté les clubs. Un club pro comme l'USAP, qui rayonne sur le territoire catalan, qui fait l'image du territoire et qui génère de l'économie, c'est très compliqué.   

Kamel Chibli - Entretien France Bleu Hérault

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