Économie – Social

Khaled Bouabdallah président de l'Université de Saint-Étienne : "Pour l’instant, nous y arrivons, mais jusqu'à quand?"

Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 5 mars 2015 à 16:59

Khaled Bouabdallah, président de l'université Jean Monnet de Saint-Etienne.
Khaled Bouabdallah, président de l'université Jean Monnet de Saint-Etienne. © Radio France - Rémi Brancato.

Avec un budget de plus de 12 milliards d’euros pour l'ensemble des facs, les syndicats d’enseignants et mais aussi les étudiants ont dénoncé ce jeudi la pénurie budgétaire dans les universités. Selon eux, il manque 100 millions d’euros pour faire fonctionner les Universités françaises. Et le président de l'université de Saint-Etienne, Khaled Bouabdallah, s’associe au mouvement de grogne.

Université reprise SON

FBSEL :  Est-ce qu’il  manque aussi de l'argent pour boucler le budget 2015 ?

Khaled Bouabdallah : " Le budget de Saint-Etienne 2015, il est bouclé parce que nous l’avons voté  au mois de décembre. Mais c’est vrai qu’a ça été assez difficile de le boucler parce que nous sommes de bons gestionnaires et nous avons pour objectif d’avoir un budget équilibré. Et cette année c’était particulièrement difficile d’équilibrer le budget. Nos dépenses augmentent de façon a assez naturelles et nos dépenses n’augmentent."  

FBSEL : vous comprenez du coup le mouvement qui a eu lieu ? Khaled Bouabdallah : "Je comprends qu’on soit inquiet. C’est vrai que les choses sont difficiles et ne s’arrangent pas.  Il manque grosso-modo une centaine de millions à l’échelle nationale pour faire le compte. Ces 100 millions pour le moment n’y sont pas.  Et c’est difficile." FBSEL Mais ça veut dire des conséquences pour les étudiants stéphanois ? Khaled Bouabdallah : "Pour les étudiants stéphanois on essaye de préserver les choses du mieux que nous pouvons dans un contexte difficile. On  a toujours mis en évidence de ne pas dégradés la qualité de la formation. En 2015 la qualité de la formation ne sera pas dégradée. Pour l’instant, nous y arrivons, mais jusqu'à quand. C’est ça la question." L’UNEF à Saint-Etienne parle de bâtiments dégradés par endroit, vous leur répondez quoi ? Khaled Bouabdallah : "Je réponds que c’est faux. Il y a des problèmes budgétaires qui nous empêchent de nous développer autant qu’on devrait le faire mais ce n’est pas une raison pour dire n’importe quoi. On a toujours veillé à ce que les bâtiments soient en état  et en situation d’accueillir correctement les étudiants. Je ne dis pas que tous les bâtiments sont parfaits et que toutes les salles parfaites. Mais ne tombons pas non plus dans des travers extrêmes." FBSEL : C’est combien le budget de l’Université et il manque combien  pour un fonctionnement normal. Khaled Bouabdallah : "50 millions par an . Il manquerait 1 millions, 1,5 millions. C’est ce qui correspond à la dette de l’Etat envers l’université de Saint-Etienne. Que l’état paye ce qu’il nous doit et tout ira bien."

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