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Kiosques Solidaires : Biarritz, première à installer ce vecteur de lien social au Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

Le Kiosque Solidaire, créé en 2018 à Mazères près de Pau, arrive au Pays Basque. Biarritz vient d'en installer 3 exemplaires. D'autres sont intéressés par ces cabanes en bois qui permettent d'échanger, de recycler tout en créant du lien social dans les quartiers.

L'un des trois premiers kiosques solidaires au Pays Basque installé au square d'Ixelles à Biarritz
L'un des trois premiers kiosques solidaires au Pays Basque installé au square d'Ixelles à Biarritz © Radio France - Thibault Vincent

Les kiosques solidaires imaginés par une ONG béarnaise, il y a un peu plus de deux ans, arrivent au Pays Basque. Biarritz vient d'en installer 3 juste avant Noël. D'autres communes se sont renseignées. Ces outils d'échange en libre service créent un véritable lien social dans les quartiers où ils sont installés affirment leurs promoteurs.

"Une boîte à vivre"

Ils sont un peu plus grands que les boîtes à livres qui ont essaimé un peu partout en France ces dernières années, notamment à Bayonne, mais en reprennent le principe. Ils ont la forme d'un chalet miniature, dont les pièces accueilleraient des objets en tout genre. Ils sont en libre service et le plus souvent installés sur des placettes. Créés par l'ONG Le Fond des Hirondelles, les kiosques solidaires ont été installés, pour la première fois, en 2018 dans la ville de Mazères, près de Pau.

Leur principe est simple : tout un chacun peut venir déposer, à tout moment, un objet dont il n'a plus l'utilité ou se servir dans les casiers en libre service prévus à cet effet. L'idée est d'en faire "une boîte à vivre", explique Didier Brisset, professionnel de la communication et président de l'ONG dont le vice-président n'est autre que Tony Estanguet, le Palois président du comité d'organisation des JO de Paris 2024. 

De plus en plus de villes séduites

L'idée est de "faire en sorte que l’échange, _le partage crée du lien social dans les quartiers_", poursuit le dirigeant de l'association humanitaire. D'ailleurs, les kiosques eux-mêmes sont construits, dans le cadre d'un partenariat avec l'ADAPEI (Association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales), par des menuisiers en situation de handicap au sein d'ESAT (établissement et service d'aide par le travail) rémunérés en conséquence.

Et le concept semble fonctionner. Il séduit de plus en plus de communes, désormais en dehors des Pyrénées-Atlantiques, jusqu'en banlieue toulousaine (Labège) et même bientôt à Bordeaux qui a commandé 8 kiosques. Au Pays Basque, Biarritz est la première ville à s'en doter. Trois de ces "distributeurs" ont été installés au square d'Ixelles, en centre-ville, à la maison des associations de Pétricot et dans le nouveau quartier Kléber, pour un coût total de 10.000€. "Des quartiers d'affluence ou des centres névralgiques de rencontre, de passage" explique Adrien Boudousse, le premier adjoint au maire en charge des solidarités.

Boostés par le confinement

L'idée est non seulement de partager des biens et donc "de faire la chasse au gaspillage", reconnait l'élu, en y déposant des choses dont on ne veut plus, mais qui peuvent encore servir, mais aussi de créer du lien social. "On se rend compte que _des voisins qui ne se connaissaient pas échangent entre eux_", affirme Didier Brisset.

A Mazières, poursuit le responsable associatif, des habitants se sont appropriés le kiosque, "ils y font attention, ils regardent et c'est un lieu d'échanges et de partage (...) L'esprit de partage, dans cette période que nous vivons actuellement, est encore plus nécessaire."

Cela a en tout cas séduit la nouvelle municipalité biarrote. "On aimerait qu'il y ait quelques habitants qui se sentent un peu investis de la mission, qui puissent s'occuper du kiosque", reconnait Adrien Boudousse. Il n'est pas le seul à s'intéresser au concept. Selon l'ONG, au Pays Basque, Anglet et Hasparren se sont renseignés.

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