Économie – Social

KME, l'espoir de trouver un repreneur pour l'usine ardennaise

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne mercredi 2 septembre 2015 à 10:53

La fonderie KME à Givet dans les Ardennes
La fonderie KME à Givet dans les Ardennes © KME

L'avenir des 280 salariés de KME, à Fromelennes dans les Ardennes, sera évoquée ce mercredi matin lors du comité central d'entreprise à Courbevoie, en région parisienne. La direction de KME veut fermer l'usine ardennaise qui fabrique des tubes de cuivre.

En juin dernier, la direction de KME a brutalement annoncé la fermeture de l’usine ardennaise basée à Fromelennes et qui fabrique des tubes de cuivre. 280 salariés sont menacés de licenciement .

Depuis cette annonce les représentants du personnel ont réussi à faire annuler coup sur coup deux comités centraux d'entreprise prévus en juillet, prétextant des vices de forme et entraînant une nouvelle réunion ce mercredi 2 septembre.

"La direction doit nous préciser les arguments qui la conduisent à fermer le site" , explique Rachid Belkebir, délégué CFDT et représentant de l'intersyndical de KME, "Nous allons leur prouver que leur argumentaire ne tient pas et qu'il y a d'autres solutions" .

Quatre mois pour trouver un repreneur

La loi Florange oblige la direction de KME à chercher un repreneur, sous quatre mois. Les salariés ont donc l'espoir d'une issue positive d'ici le mois de janvier et ils sont convaincus que leur usine est viable.

"Nos machines sont dimensionnés pour faire de la grosse cavalerie, mais nous pouvons nous adapter et nous avons un avenir dans les produits de niche ou encore le service aux clients" , assure Rachid Belkebir.

Afin de le prouver, les salariés ont continué à travailler depuis l'annonce de la fermeture de leur usine et ils sont prêts à se battre encore "L'unanimité des salariés veulent continuer à fournir nos clients, seule solution de pouvoir un repreneur" .

Rachid Belkebir, représentant de l'intersyndical de KME

Ce n'est pas la première fois que l'usine KME de Fromelennes fait face à un plan social. Ils se sont succédés depuis les années 80, passant de 1100 à 280 salariés aujourd'hui.