Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Les 14 tonnes d'ammoniac de l'abattoir AIM ne seront pas évacuées en septembre comme c'était promis

jeudi 6 septembre 2018 à 5:05 Par Marc Bertrand, France Bleu Cotentin

Les 235 salariés de l'abattoir AIM de Sainte-Cécile placé en liquidation cet été ont rendez-vous ce jeudi avec la cellule de reclassement. Côté locaux, l'abattoir est vide et nettoyé, mais les 14 tonnes d'ammoniac qui restent sur le site ne seront pas évacués avant des semaines... voire des mois.

Les camions vides sur le site de l'abattoir, à Sainte-Cécile, le 4 septembre.
Les camions vides sur le site de l'abattoir, à Sainte-Cécile, le 4 septembre. © Radio France - Marc Bertrand

Villedieu-les-Poêles, France

Que va devenir le site des abattoirs AIM de Sainte-Cécile ? La liquidation judiciaire a été prononcée début juillet. Les 235 salariés ont reçu les lettres de licenciement mi-août, ils ont rendez-vous ce jeudi 6 septembre pour l'ouverture de la cellule de reclassement.

Côté bâtiments, c'est beaucoup moins clair. Le site est vide, prêt à être vendu ou démonté. Toute la marchandise a été vendue, sauf 18 tonnes de viande congelée qui va "sans doute partir à l'équarrissage", selon un salarié. Certains fabricants de machines sont passés voir les pièces qu'ils pourraient récupérer du site. Tout a été nettoyé, rangé, briqué. 

14 tonnes d'ammoniac à évacuer

Reste la question de la dépollution de l'abattoir. Autrement dit, pomper les cuves d'ammoniac qui contiennent 14,5 tonnes de ce produit, toxique et inflammable, qui servait au refroidissement des carcasses d'animaux tués. Une opération qui coûte 180 000 euros, selon les représentants du personnel. 

Dans les locaux de l'abattoir à Sainte-Cécile - Radio France
Dans les locaux de l'abattoir à Sainte-Cécile © Radio France - Marc Bertrand

Prévue au départ pour être à la charge de l'entreprise, donc des salariés qui l'auraient payée sur la caisse du plan de sauvegarde de l'emploi, la dépollution sera finalement prise en charge par l'Etat, au travers de l'Ademe, l'agence de l'environnement. Le 17 juillet, le secrétaire général de la préfecture de la Manche expliquait à l'AFP : "Il y a une urgence, c'est l'ammoniac, même si ce n'est pas un danger grave et immédiat. Nous sommes en train de trouver une entreprise qui puisse le faire entre aujourd'hui et courant septembre".

Un danger surestimé au départ ?

Une réunion technique a eu lieu ce lundi sur le sujet entre la SEM, la société d'économie mixte propriétaire des locaux composée de la région, du département et de la Caisse des dépôts, l'Ademe, l'agence de l'environnement de l'Etat, et le liquidateur judiciaire. "Ca avance", explique-t-on à la préfecture, mais ça ne se fera pas avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en raison des difficultés techniques de l'opération, mais aussi parce que le danger représenté par l'ammoniac est moins grave que prévu au départ. Il y aurait donc moins d'urgence à l'évacuer.

La préfecture préfère ne fixer aucun calendrier ou échéance précis. La dépollution "ne se fera pas avant la fin de l'année", croit savoir Sébastien Lafon, délégué du personnel du site. Le parc d'une vingtaine de camions de l'entreprise devraient également être vendu à la même échéance selon lui. 

Dans les locaux de l'abattoir AIM de Sainte-Cécile - Radio France
Dans les locaux de l'abattoir AIM de Sainte-Cécile © Radio France - Marc Bertrand

Un désavantage pour le représentant syndical, pour qui il reste un espoir de reprise de l'abattoir, mais seulement après cette opération. "D'éventuels repreneurs pourraient éventuellement se manifester, mais seulement après la liquidation définitive du site", explique Sébastien Lafon.