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Économie – Social

L'Aéroclub de Loire-Atlantique craint pour son avenir

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Par , France Bleu Loire Océan

Alors qu'il va fêter ses 100 ans l'an prochain, l'Aéroclub de Loire-Atlantique tire la sonnette d'alarme : il risque de disparaître. Vinci, le gestionnaire de l'aéroport qui héberge l'association, lui réclame un loyer de 100 000 euros par an pour continuer à occuper le terrain où il est installé.

Les avions de l'Aéroclub de Loire-Atlantique sont menacés de rester cloués au sol.
Les avions de l'Aéroclub de Loire-Atlantique sont menacés de rester cloués au sol. © Radio France - Nolwenn Quioc

Bouguenais, France

La facture ne passe pas. Début 2018, Vinci, le propriétaire de l'aéroport de Nantes, a décidé de réviser la convention qui permet à l'Aéroclub de Loire Atlantique d'utiliser l'infrastructure nantaise. 

Jusqu'à présent, c'était gratuit. Depuis début 2018, Vinci demande 100 000 euros. "Ça a été non seulement une surprise, ça a été un choc explique Denis Dubreil, le vice-président de l'aéro-club. 100 000 euros c'est impossible pour une association de notre type de payer une somme pareille. Si vraiment on payait cette somme-là, soit on répercute sur nos adhérents, mais les adhérents ne viendront plus voler parce que qu'on sera trop cher, soit on paye mais on va avoir des problématiques d'équilibre financier de notre association".

Notre-Dame des Landes s'invite dans le dossier

L'aéroclub possède 8 avions, et propose des cours pour apprendre à piloter ces petits engins depuis 1920. Un club historique, créé bien avant l'implantation de l'aéroport de Nantes-Atlantique, ce qui explique cette convention d'occupation à titre gratuit. Sa disparition serait un mauvais signal pour l'aviation légère, estime François Van Wessem.

L'aéro-club possède 8 petits avions - Radio France
L'aéro-club possède 8 petits avions © Radio France - Nolwenn Quioc

Pour le président du club, c'est l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame des Landes qui a tout déclenché. "Vinci a cherché le plan B, en se disant : s'il faut réaménager Nantes-Atlantique, comment on optimise la surface pour être certains de pouvoir mettre le plus d'avions commerciaux et de faire payer tout le monde plein pot ? l'idée c'est plus de nous faire crever lentement que de nous expulser, clairement." Et pour les membres de l'association, les discussions en cours entre Vinci, l'Etat et les élus locaux à propos de l'abandon de Notre Dame des Landes et du réaménagement de l'aéroport explique le manque de soutien de la classe politique.

Un A320 au milieu des petits coucous

Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, Vinci a également annoncé à l'association qu'il souhaitait créer une place de "parking" pour garer un avion commercial sur un bout de piste utilisée par l'aérodrome. Impensable pour François Van Wessem : "L'instructeur quand il a un créneau d'une heure avec son élève, c'est pas pour faire 50 minutes d'attente parce qu'il y a un A320 qui vient au parking, qui décharge ses passagers, et tout ça". 

"Comme si vous faisiez rouler un 33 tonnes dans une cour de récré" - François Van Wessem

Une cohabitation entre aviation commerciale et aviation légère pourrait de plus créer des problèmes de sécurité. "C'est un peu comme si vous faisiez rouler un 33 tonnes dans une cour de récré. Sans parler du fait d'avoir des petits avions qui sont relativement fragiles à côté de bus, de chariots bagages, de camions carburants".

Vinci menace de saisir les avions

Les discussions avec Vinci sont au point mort. L'aéroclub estime avoir apporté des propositions alternatives qui ont été balayées par l'entreprise. Vinci menace de faire clouer les avions de l'aéroclub au sol, et de les saisir si l'association refuse de payer la facture. Une pétition en ligne a recueilli plus de 17 000 signature. Contacté par la rédaction de France Bleu Loire Océan, Vinci n'a pas souhaité s'exprimer officiellement sur le dossier.