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L'aéroport de Toulouse-Blagnac devient le troisième en région, devant Marseille

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Par , France Bleu Occitanie
Toulouse, France

Toulouse est désormais le troisième aéroport régional de France, après Nice et Lyon. Avec 9,2 millions de passagers en 2017, il a dépassé Marseille. L'année 2018 s'annonce plus tranquille, avec de la nouveauté sur place et des changements du côté de la gouvernance.

Plus que jamais l'aéroport de Toulouse-Blagnac doit son excellente forme aux compagnies low-cost qui représente quatre vols sur 10
Plus que jamais l'aéroport de Toulouse-Blagnac doit son excellente forme aux compagnies low-cost qui représente quatre vols sur 10 © Radio France - Stéphane Garcia

2017 restera comme une année record du côté de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. La barre des neuf millions de voyageurs a été franchie. Cela représente 1,1 million de passagers de plus qu'en 2016 (+14,6 %). Un bilan extraordinaire, jamais arrivé jusqu'ici, ce qui le place au troisième rang des aéroports régionaux, devant Marseille-Provence.  Plus que jamais l'aéroport toulousain doit son excellente forme aux compagnies low-cost qui représente quatre vols sur 10, grâce à l'arrivée de Ryanair et au développement d'EasyJet et de Volotea sur la plateforme toulousaine. L'international, qui comptait pour 28% du trafic en 2000, en représente désormais la moitié.

Le profil des voyageurs a fortement évolué : plus de passagers loisirs, de primo-voyageurs de familles, avec un trafic business qui reste important. L'aéroport a donc adapté son offre de services en conséquence. En 2017, des travaux ont été lancés.

Les 15 premières destinations en 2017.
Les 15 premières destinations en 2017. - ATB

2018, une "année de consolidation"

La formule est choisie par Jean-Michel Vernhes, le président du directoire, au moment d'évoquer les perspectives d'avenir. "On va retomber dans une croissance normale, autour de 5%. Il va falloir stabiliser le flux de passagers, des avions et puis la poursuite des contrôles aux frontières pour les vols non domestique... Tout cela ralentit la machine. Sans compter les travaux". A la fin de l'année, l'aéroport ne sera plus celui qu'on a connu. 2018 marque la mise en service des nouveaux équipements. Ce qui va changer : 

  • avril 2018 : dans le hall D au nord de l'aéroport, ouverture d'une nouvelle zone commerciale avec un poste d'inspection filtrage accolé dans l’extension construite actuellement (3.000 m²) ;
  • juin : ouverture de la jetée du hall A avec cinq postes avions pour les compagnies low-cost (2.500 m²) + quatre postes portes donnant accès aux bus de piste ;
  • novembre : lancement du reste des commerces, de la partie restauration dans le hall C et mise en service d'un hôtel 4* connecté de 148 chambres à l'aérogare.

L'offre commerciale au niveau des commerces dans l'aéroport va évoluer de manière importante. D'ici quelques mois, 17 boutiques, 15 enseignes de restauration et un Duty Free étendu à plus de 1800 m² seront proposés aux voyageurs. Montant total des travaux : un peu plus de 50 millions d'euros.

► ECOUTER : Actu Eco : L'espace commercial de l'aéroport de Toulouse-Blagnac va changer de visage

L'actionnariat public va-t-il rester majoritaire ?

Une question est au centre de toutes les attentions : que va faire l'Etat des 10,01% de capital qu'il détient dans l'aéroport ? Va-t-il les vendre ou non à l'actionnaire majoritaire à savoir un consortium chinois Casil Europe ? Toulouse Métropole, la Région, le département et la CCI qui en détiennent 40% se sont déjà prononcés contre dans un courrier adressé le mois dernier au Premier Ministre. "Ce n'est pas qu'un aéroport commercial, il sert aussi pour Airbus, cela représente plusieurs centaines de milliers d'emplois en France. Il est important que l'Etat reste présent et majoritaire pour avoir un pouvoir de décision", explique Carole Delga, la présidente de la région Occitanie.

De son côté Anne-Marie Idrac, la présidente du conseil de surveillance de l'aéroport laisse entendre que la solution la plus intéressante serait que l'état reste actionnaire. "Ce que j'ai cherché et ce que je cherche toujours à faire c'est trouver des solutions, et c'est vrai que dans le passé, le fait d'avoir l'Etat rendait les négociations plus simples"

Anne-Marie Idrac qui quittera ses fonctions en mai prochain. Elle a été nommée en novembre dernier au conseil d'administration d'Air France-KLM. Un deuxième départ est acté : celui de Jean-Michel Vernhes, le président du directoire et à la tête de l’aéroport Toulouse-Blagnac depuis 1999. Un rétropédalage surprise quelques mois seulement après l'avoir renouvelé à son poste en mars. 

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