Économie – Social

L'agence européenne du médicament ne déménagera pas à Toulouse

Par Rémi Vallez, France Bleu Toulouse jeudi 20 avril 2017 à 17:48

L'Oncopole était pressenti pour accueillir l'agence européenne du médicament en cas de désignation de la ville rose pour représenter la France.
L'Oncopole était pressenti pour accueillir l'agence européenne du médicament en cas de désignation de la ville rose pour représenter la France. © Radio France - Rémi Vallez

Candidate parmi huit villes françaises pour accueillir l'agence européenne du médicament, contrainte de quitter Londres dans la foulée du Brexit, Toulouse n'a finalement pas été retenue par le gouvernement. C'est Lille qui a été choisie pour défendre la candidature française.

La capitale européenne de l'aéronautique ne deviendra pas la capitale européenne du médicament. Mercredi soir, c'est par le biais d'un communiqué de Bernard Cazeneuve publié sur Twitter que Toulouse a appris que sa candidature a l'accueil de l'agence européenne du médicament (AEM) n'avait pas été retenue.

Contraint de quitter Londres et l'Union Européenne pour un autre pays membre de l'UE dans la foulée du Brexit, l'AEM se cherche un point de chute. Intéressée, comme sept autres villes françaises, Toulouse a finalement vu Lille rafler la mise, sur décision gouvernementale, et après la consultation d'un comité d'audition. A l'origine de la candidature de la ville rose, le député Gérard Bapt ne cache pas sa déception. "Malgré de nombreux atouts, notamment avec son tissu scientifique et médical reconnu, malgré la présence d'un aéroport international, cela n'a pas suffi," se désole Gérard Bapt.

Le député Gérard Bapt, à l'origine de la candidature de Toulouse, est persuadé que la ville rose ne manquait pas d'atouts.

Toulouse pas assez accessible ?

La ville rose ne figurait même pas dans les trois finalistes retenus par le comité d'audition (Paris-Villejuif, Lyon, et, donc, Lille). Car dans la balance, la question de l'accessibilité proposée par la ville-candidate a beaucoup pesé, le gouvernement en ayant fait un de ses principaux critères d'appréciation. Or, face à Lille, à 30 minutes en train de Bruxelles et des institutions européennes, à peine plus éloignée de Londres avec l'Eurostar, difficile de rivaliser avec un "simple aéroport". Ce sont donc les nordistes, s'ils venaient à être choisis pour de bon par les institutions européennes en juin prochain, qui accueilleraient l'AEM et ses 900 agents déjà en poste. Et avec eux, un rayonnement européen certain...