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Économie – Social

L'alliance entre Alstom et Siemens signée, les syndicats craignent la "casse sociale"

mardi 26 septembre 2017 à 22:20 - Mis à jour le mercredi 27 septembre 2017 à 10:50 Par Julien Baldacchino, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

C'est désormais officiel : l'alliance entre le Français Alstom et le groupe allemand Siemens est définitivement signée, a annoncé Alstom mardi soir, pour leurs activités ferroviaires. Siemens entre au capital d'Alstom à hauteur de 50%. L'Etat français ne sera pas actionnaire de cette société.

Alstom fabrique notamment les rames du TGV en France
Alstom fabrique notamment les rames du TGV en France © AFP - Sebastien Bozon

L'information a été rendue officielle mardi soir : le groupe allemand Siemens va entrer au capital d'Alstom, pour créer un géant européen de l'industrie ferroviaire. Alstom et Siemens vont fusionner "entre égaux" leurs activités ferroviaires. Cette alliance va donner naissance à "Siemens Alstom", numéro deux mondial en volume pour le matériel ferroviaire roulant et au numéro un pour la signalisation. Le TGV deviendra donc franco-allemand dans un premier temps, mais l'accord prévoit que Siemens pourra monter au-delà de 50,5% du capital au bout de quatre ans. Le consortium allemand apportera ses activités ferroviaires et recevra en échange la moitié du capital d'Alstom.

A LIRE AUSSI : Rapprochement Alstom-Siemens : le TGV va-t-il passer sous pavillon allemand ?

L'entreprise française a obtenu que cette nouvelle alliance, qui devient le deuxième fabricant mondial ferroviaire et premier dans la signalisation, soit basée en France : "Le siège mondial du groupe et l'équipe de direction de l’activité Matériel Roulant seront localisés en région parisienne et la nouvelle entité restera cotée en France", explique le communiqué qui annonce la fusion.

L'Etat, pas actionnaire, "n'a pas vocation à être assis sur un strapontin"'

En revanche, l'Etat français ne sera plus actionnaire de cette nouvelle entreprise. Selon Alstom, l'Etat "confirme mettre fin au prêt de titres" le 17 octobre 2017 au plus tard, et indique qu'il "n'exercera pas les options d'achat données par Bouygues". Un porte-parole de Bouygues, toutefois, a confirmé que le groupe s'engageait à conserver toutes les actions Alstom qu'il possède jusqu'à l'AG extraordinaire d'Alstom qui se tiendra au plus tard le 31 juillet 2018. Car ce rapprochement n'est pas encore effectif : les deux entreprises n'ont pour l'heure signé qu'un protocole d'accord en vue du rapprochement. L'opération devrait être réalisée à la fin de l'année civile 2018. Selon les informations de France 2, la transaction est évaluée à 15 milliards d'euros. Ce mercredi, le ministre de l'Économie Bruno Le maire a justifié l'absence de l'État dans le futur groupe : "L'Etat n'a pas vocation à être assis sur un strapontin dans les conseils d'administration sans pouvoir intervenir", a souligné Bruno Le Maire lors d'un point presse à Bercy. "Le rôle de l'Etat, c'est d'être acteur, pas observateur, le rôle de l'Etat c'est de garantir les intérêts stratégiques de l'industrie de la nation française", a-t-il ajouté.

Les syndicats craignent la "casse sociale"

Mais la perte du contrôle d'un fleuron de l'industrie française suscite en effet des craintes, relayées par les syndicats. "Les garanties, c'est vite changé", a réagi auprès de l'AFP Daniel Dreger, de la CGT, le deuxième syndicat chez Alstom. Ce rapprochement est "une nécessité" pour lutter contre la concurrence chinoise, mais il "inquiète" car "il y aura de la casse sociale à moyen terme", estime la CFE-CGC d'Alstom, premier syndicat du groupe. Le gouvernement a cherché à rassurer. Selon Bercy, Siemens s'est engagé sur "la préservation des emplois et des sites industriels français", pendant quatre ans. Selon une source gouvernementale, tous les accords Etat-entreprise demeurent, notamment sur Belfort.