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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

L'appel de Belfort : soixante personnalités veulent mettre fin au dépeçage de l'emploi industriel en France

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Plusieurs personnalités de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise et l'ancien ministre socialiste Christian Eckert, signent ce jeudi une tribune appelant à "retrouver une souveraineté technologique, industrielle et énergétique", en lien avec l'intersyndicale GE de Belfort.

Jean-Luc Mélenchon, Marie-Nöelle Lienemann, Christian Eckert
Jean-Luc Mélenchon, Marie-Nöelle Lienemann, Christian Eckert © Maxppp - Maxppp

A deux jours d'une grande manifestation à Belfort pour soutenir l'emploi chez General Electric, une soixantaine de personnalités, dont de nombreux députés France Insoumise, lancent l'appel de Belfort pour "retrouver une souveraineté technologique, industrielle et énergétique". Ils signent ce jeudi une tribune sur le site d'information de gauche Basta!, à l'initiative de Maxime Renahy, lanceur d'alerte sur les systèmes opaques mis en place dans les paradis fiscaux.

"Je lance un appel en lien étroit avec l’intersyndicale de GE Belfort, pour créer un vaste mouvement de résistance à cette stratégie industrielle dévastatrice pour les emplois de proximité et pour retrouver une souveraineté technologique, industrielle et énergétique", écrit Maxime Renahy.

"J’appelle à la création d’un groupe opérationnel, qui travaille de concert avec les intersyndicales et les salariés, pour trouver des solutions afin de préserver les emplois, protéger l’outil industriel et développer l’innovation".

L’appel de Belfort a pour but d’affirmer la nécessité d’action autour d’un projet de résistance, et de développement d’une industrie innovante consciente et soucieuse de réduire son impact négatif sur la nature et l’humanité.

"Nous assistons chaque jour au dépeçage en règle de l’emploi industriel de proximité au profit de conglomérats mondiaux, généralement américains", "avec la complicité de l'Etat français" dénoncent les signataires de cette tribune, citant notamment le cas de General Electric à Belfort. "Ce ne sont pas 1.000 emplois que GE Belfort créera comme il s’y était engagé sous les vivats habituels, ce sont déjà plus de 1.000 de supprimés malgré un rebond de 20% du marché des turbines à gaz en 2019 !"

"Et c’est maintenant la fermeture de l’entité hydroélectrique, et plus de 100 emplois que GE compte délocaliser de Belfort vers l’Inde, la Chine, la Turquie, l’Égypte ou la Hongrie (...) et tout cela alors que les importants profits de GE Belfort ne reviennent même pas sur le site, mais passent directement vers une filiale en Suisse, sur laquelle il est impossible d’avoir la moindre information comptable".

GE Belfort a perdu 1.000 emplois en cinq ans

"Après Alstom, Alcatel-Lucent, Technip, Lafarge, quel sera le prochain fleuron industriel français sur la liste ? Construits grâce à la commande publique, ils ont fait rayonner l’excellence industrielle française à l’échelle de la planète. Lequel tombera dans les mains de nouveaux prédateurs financiers, avec la complicité de l’État français, dans un contexte de guerre économique exacerbée par l’attitude des États-Unis et de la Chine ?", conclut le texte.

Selon les syndicats, le site belfortain de GE a déjà perdu plus de 1.000 emplois ces cinq dernières années, passant de 4.500 salariés à environ 3.400 aujourd'hui. Et de nouvelles filières sont en effet menacées aujourd'hui, d'où l'appel à une vaste mobilisation dans les rues de la ville ce samedi 24 octobre, à 14h, devant la Maison du Peuple.

Parmi les signataires de cette tribune

  • Les députées européens France Insoumise Manon Aubry et Anne-Sophie Pelletier
  • Les député.es France Insoumise Clémentine Autain, Alexis Corbière, Danièle Obono, Adrien Quatennens et François Ruffin
  • La Sénatrice GRS (Gauche républicaine et socialiste) Marie-Noëlle Lienemann
  • Fabien Roussel, député et secrétaire général du PCF
  • Jean-Luc Mélenchon, député et président du groupe France Insoumise à l'Assemblée nationale
  • Le socialiste et ancien ministre du budget Christian Eckert,
  • Samia Jaber, conseillère municipale et départementale d'opposition à Belfort (divers gauche),
  • Bastien Faudot, conseiller municipal et départemental d'opposition GRS (Gauche républicaine et socialiste) à Belfort
  • Damien Meslot, maire Les Républicains de Belfort
  • Mathilde Nassar, conseillère municipale d'opposition à Belfort (soutenue par EELV et la France Insoumise)
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