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L'apprentissage dans la Vienne, victime collatérale de la crise sanitaire

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Par , France Bleu Poitou

La chute d'activité dans de nombreux secteurs économiques pourrait entraîner une diminution des contrats d'apprentissage. Un phénomène qui inquiète la Chambre des métiers et de l'artisanat de la Vienne, des centres de formation mais aussi des entreprises du BTP.

Des apprentis du BTP lors du salon Aquitec à Bordeaux en mars 2006
Des apprentis du BTP lors du salon Aquitec à Bordeaux en mars 2006 © Radio France - Laurent THEILLET

Après une année 2019 record marquée par 390.000 contrats signés (+ 16%), l'apprentissage risque fort de chuter en 2020 en raison des conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus. "Il y un peu d'inquiétude", confie Florentin, jeune apprenti conducteur de pelle hydraulique en plein terrassement de tranchée à Parthenay. 

"S'il y a moins d'argent, les patrons seront forcément beaucoup plus restreints. Je trouve ça fortement dommageable. Il y a des jeunes qui seront motivés et qui auront envie d'apprendre un métier, et au final, ils ne pourront peut-être pas trouver de patron pour les accueillir comme nous on en a trouvés."

Moins d'apprentis, un crève-coeur pour des entreprises du BTP

Alors qu'il met depuis 1990 un point d'honneur à recourir à l'apprentissage, Jean-Paul Boutillet, dirigeant d'une PME spécialisée dans le gros oeuvre et le génie civil à Chauvigny, ignore actuellement s'il pourra embaucher des apprentis à la rentrée de septembre. 

"La première raison, c'est la carnet de commandes, et puis on a eu deux mois d'inactivité, et le troisième mois démarre tout doucement... Ça va être compliqué. On n'a pas encore décidé si on allait prendre des apprentis pour l'année prochaine."

Inquiétude dans les centres de formations

Cette baisse annoncée de l'apprentissage se ressent dans les centres de formations, comme à l'établissement public local (EPL) de Poitiers Venours, qui compte un lycée agricole et dispense notamment des formations dans le BTP. Si les besoins en main d'oeuvre dans l'agriculture restent constants malgré la crise, il en va différemment dans le bâtiment. 

"Avec la crise du Covid-19, on a eu une chute assez brutale de l'activité et une grosse inquiétude des entreprises sur la reprise des commandes et donc, on est en pénurie de contrats d'apprentissage pour l'instant", explique Bruno Garcia, directeur de l'EPL.

Nous sommes très, très inquiets

Cette chute d'activité touche également de plein fouet l'hôtellerie-restauration. "On est en train de contacter tous les maîtres d'apprentissage pour leur demander si, à la rentrée de septembre, ils comptent prendre un apprenti, et malheureusement, nous avons beaucoup de réponses négatives", affirme Karine Desroses, présidente de la Chambre des métiers et de l'artisanat de la Vienne.

Pour palier ces difficultés, le Médef (syndicat du patronat) demande une aide financière au gouvernement afin d'inciter davantage les chefs d'entreprises à embaucher des apprentis. Des mesures pourraient être annoncées par l'exécutif dans les prochaines semaines.

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