Économie – Social

L'Assemblée approuve le programme de solidarité de 50 milliards d'euros d'économie

France Bleu mardi 29 avril 2014 à 8:07 Mis à jour le mardi 29 avril 2014 à 20:30

Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 8 avril 2014
Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 8 avril 2014 © Maxppp

Ce mardi, les députés ont approuvé le plan d'économies de 50 milliards d'euros avec 265 voix en faveur du texte, 232 voix contre et 67 abstentions. Le programme de solidarité, dévoilé par Manuel Valls après son arrivée à Matignon, avait fortement déplu à une partie de la gauche et le gouvernement craignait une forte abstention PS. Au total, sur les 67 abstentionnistes, 41 sont socialistes.

Le vote s'annonçait tendu, ce mardi, à l'Assemblée nationale. Après plusieurs heures de débat pendant lesquels les députés se sont penchés sur le "programme de stabilité " , le document qui doit être transmis à la Commission européenne pour poser des bases sur la politique économique de la France jusqu'en 2017, le texte a finalement été adopté mardi soir avec 265 voix en faveur du programme , 232 voix contre et 67 abstentions.

D'après ce vote, l'Assemblée valide le programme du Premier ministre nouvellement arrivé à Matignon et constitué : d'une part, du "pacte de responsabilité et de solidarité ", qui représente 45 milliards d'euros d'allègements fiscaux pour les entreprises et 5 milliards pour les ménages ; d'autre part du vaste plan de 50 milliards d'euros d'économies , destiné à réduire le déficit public à 3% du PIB fin 2015.

Des allègements concédés par Valls

Ce vote, selon Manuel Valls, devait être un "moment de vérité ". Car de nombeux députés socialistes avaient fait savoir leur opposition à ce plan, qui prévoyait, lors de son annonce, le gel des prestations sociales – hors minima sociaux – jusqu'en octobre 2015, ainsi que le gel du point d'indice des fonctionnaires jusqu'en 2017. L'aile gauche du parti, qui demandait un allègement de ces mesures, a été en partie entendue et la forte abstention socialiste redoutée par le gouvernement a finalement été moins grande que prévue : 41 députés PS ont toutefois refusé de voter le texte.

Dans une lettre adressée lundi aux députés de la majorité, Manuel Valls a promis que les retraites seraient épargnées par le gel des revalorisations jusqu'à un seui de 1.200€ par mois. Quant au gel du point d'indice des fonctionnaires, il sera réexaminé chaque année – et sera déjà revalorisé au 1er janvier 2015 pour les fonctionnaires des catégories B et C, qui toucheront environ 400€ de plus par an . Pour autant, le cap des 50 milliards d'économies n'a pas été revu.

> LIRE AUSSI le reportage de France Bleu Gironde : à Bordeaux, le "coup de pouce" de Manuel Valls ne convainc pas les fonctionnaires

Un plan qui devait être adopté sans surprise

Au final, le programme de stabilité devait bel et bien être adopté par l'Assemblée nationale malgré les inquiétudes du gouvernement. Lundi soir, le bureau national du PS avait adopté une résolution de soutien à ce programme, qui tenait lieu de position officielle du parti. Plusieurs députés "frondeurs" s'étaient dits satisfaits des annonces du Premier ministre : "Notre demande de justice sociale a été entendue ", a déclaré le député PS de Saône-et-Loire Thomas Thévenoud.

Malgré tout, Manuel Valls ne devra pas oublier la quarantaine d'abstentionnistes dans son propre camp : celles de membres de l'aile gauche du parti, des proches de Martine Aubry, comme le député Christian Paul, qui demandaient que les économies soient réduites à 35 milliards d'euros. Ecologistes et Front de Gauche avaient annoncé leur volonté de voter contre, alors que l'UDI se prononçait pour une éventuelle "abstention d'encouragement" , de même que certains députés UMP. 

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