Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

L'association socioculturelle Courteline à Tours vient de licencier 86 personnes

vendredi 28 septembre 2018 à 16:47 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Entre la fin des contrats aidés et la fin des temps d'activités périscolaires avec le retour de la semaine de 4 jours, l'association Courteline vient de licencier 86 personnes. Les salariés se disent en colère, d'autant plus qu'ils n'ont commis aucune erreur de gestion.

L'association Courteline à Tours
L'association Courteline à Tours - Capture Google

Tours, France

L'association socioculturelle Courteline à Tours a du licencier 86 personnes en raison des difficultés rencontrées avec le retour de la semaine de 4 jours (et donc la fin des TAP, les temps d'activités périscolaires mises en place pour occuper les enfants) et la fin des contrats aidés. Cela représente 1/3 de l'effectif total.  Soixante-deux  salariés ont été remerciés cet été, et 26 animateurs ont été licenciés cette semaine.

On est tous en colère - Le directeur de Courteline Jean Chausson

Pour ne rien arranger, Courteline a perdu le marché du périscolaire dans le quartier Mirabeau. Heureusement pour la pérennité de la structure, elle conserve le marché sur Courteline et Sanitas. La ville de Tours a en effet retenu une entreprise privée, Telligo, dans le cadre de l'appel d'offres sur Mirabeau. Courteline, entre les indemnités de licenciement pour le plan social et les congés payés, doit régler une facture de 373.000 euros. Elle a les moyens de payer, mais estime que Telligo ne respecte pas son engagement de départ, à savoir la reprise de l'intégralité des salariés travaillant dans le quartier Mirabeau. Elle a donc intenté une action en justice contre Telligo qui n'a pas la même lecture. L'audience se tiendra au TGI de Nanterre le 6 Novembre. Telligo de son côté, estime qu'elle n'a pas à reprendre les salariés sur l'intégralité de leur temps de travail, les TAP n'existant plus avec le retour à la semaine de 4 jours.

Quand j'entends le premier ministre dire que les emplois aidés n'ont pas montré leur efficacité. Nous on a embauché 121 personnes en contrat aidé, et 97% de ces contrats ont été pérennisés en CDI 

En attendant, l'équipe de Courteline se dit écœurée, et surtout en colère. On a commis aucune erreur de gestion. C'est juste une décision politique, explique le directeur de Courteline Jean Chausson. Quand j'entends les collectivités, qui emploient un volant important de CDD, et qui nous disent : les emplois supprimés à Courteline étaient des temps partiels, avec volume horaire faible, ça me fait bondir. Ce sont justement ces publics qu'il faut aider, parce qu'ils sont éloignés de l'emploi, peu qualifiés.