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Coronavirus : bras de fer entre restaurateurs et assureurs pour les indemnisations

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Par , France Bleu

Les assureurs ont bien moins souffert que d'autres secteurs de la crise du COVID-19, mais ils sont aujourd'hui exposés à des risques de très nombreux contentieux judiciaires. Les restaurateurs entendent notamment demander réparation pour les préjudices subis.

Axa a engrangé près de 4 milliards d'euros de bénéfices l'an dernier.
Axa a engrangé près de 4 milliards d'euros de bénéfices l'an dernier. © Maxppp - Daniel Kalker

"Nous avons les moyens de faire face à la situation", dans les colonnes du journal Le Monde, Thomas Buberl le patron du géant de l'assurance tient à rassurer sur la santé financière de son entreprise. 

1,5 milliard d'euros 

Axa estime que le coronavirus lui coûtera 1,5 milliards d'euros, mais ce chiffre est à mettre en perspective avec les 3,9 milliards d'euros de bénéfices engrangés l'an dernier. 

Aujourd'hui le risque est davantage médiatique et juridique. Médiatique d'abord, car les assurances n'ont pas bonne presse, alors que de nombreux restaurateurs se plaignent de ne pas être dédommagés de leurs pertes de chiffre d'affaires liés à la crise. 

Risque pandémique exclu

Juridique ensuite, car le tribunal de commerce de Paris a décidé en mai dernier de donner raison à un propriétaire de plusieurs restaurants parisiens, qui exigent d'être dédommagé. L'affaire n'a pas encore été jugée sur le fond, mais pourrait faire boule de neige. 

Pour se défendre, les compagnies d'assurance rappellent que le risque pandémique est généralement exclu des contrats. Pour Jean-Laurent Garnier, le patron de Generali France, "les assureurs ont agi mais se sont mal expliqués". 

Assureurs tatillons ?

Mais les commerçants lésés ne l'entendent pas de cette oreille. Dans la Vienne, un chef d'entreprise s'est enchaîné devant le siège de la Mutuelle de Poitiers. Il estime que son assureur ne l'a pas soutenu pendant la crise du coronavirus et réclame une aide financière de sa part.

Le chef d'entreprise explique être assuré pour le risque épidémique, et non pas le risque pandémique. Une manière pour lui de "jouer sur les mots", de la part des assureurs. 

Le gouvernement appelle à la solidarité, mais Bruno Le Maire le ministre de l'économie rappelle qu'il ne faut pas fragiliser les assureurs, par ailleurs exposés à la chute des marchés en tant que grands investisseurs.

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