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L'audience pour la reprise de Sam Viviez encore repoussée, les salariés en colère et anxieux

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Par , France Bleu Occitanie

La société viviézoise SAM est toujours dans l'attente d'un repreneur mais l'audience a encore été repoussée. Les 365 salariés sont fatigués d'attendre et ont surtout d'un reprise avec beaucoup de pertes d'emplois.

L'usine Sam de viviez en 2012
L'usine Sam de viviez en 2012 © Maxppp - .

La tension va continuer de monter à la Sam. Le tribunal de commerce de Toulouse devait examiner ce lundi 15 février les offres de reprise de la société basée à Viviez, tout près de Decazeville. L'entreprise emploie 365 ouvriers qui travaillent pour le secteur automobile. Ils créent des composants pour l'automobile en alliages aluminium et ont pour principal client Renault. 

Ce lundi, on devait savoir s’il y avait ou non un repreneur et, le cas échéant, le contenu de son projet de reprise. Mais l’audience a une nouvelle fois été repoussée au 4 ou 5 mars. Un repreneur potentiel aurait demandé des documents supplémentaires. 

Une épreuve de plus pour les salariés qui ont déjà vécu une reprise très compliquée. L’entreprise a été rachetée par une société chinoise en décembre 2017. Elle n’a fait aucun investissement, bien au contraire. La SAM a été placé en procédure de redressement judiciaire 2 ans après tout juste.

La moitié des effectifs en moins ? 

Et surtout, les salariés ont très peur des exigences ce repreneur qui pourrait être un fondeur espagnol poussé par Renault. Inadmissible pour Sébastien Lallier, un des représentants CGT de la Sam qui demande que ce dossier soit traité directement par le ministre de l'économie et le premier ministre. "Cette audience décalée de trois semaines, c'est de la frustration, de la colère, de l'anxiété pour les salariés. C'est difficile de ne pas savoir où nous allons. Les salariés ont besoin que leur entreprise a encore un avenir et que tout est fait pour garder l'emploi." D'autant que certains documents circulent. Ils estiment notamment que l’effectif pourrait être divisé de moitié. "Inconcevable" conclu Sébastien Lallier. 

Lettre ouverte des élus du territoire 

Une situation qui inquiète évidemment les élus du territoire. Ils viennent de cosigner une lettre ouverte à Bruno Le Maire, ministre de l'économie et à Luca de Meo, patron de Renault sur la situation de la SAM. "Le site de Viviez bénéficie d’un savoir-faire important, maîtrisant toute la chaîne des pièces produites et mérite d’être davantage développé. Cette compétence est reconnue par ses clients, au premier rang desquels le constructeur Renault, et doit également être encouragée." Et ces élus font évidemment un appel du pied à un futur repreneur. "Nos collectivités s’engagent à être présentes aux côtés du futur repreneur afin d’assurer un avenir durable au site de la SAM et à ses employés." 

Une lettre cosignée par Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, Jean-François Galliard le président du Conseil départemental de l’Aveyron François Marty, le président de Decazeville Communtauté et Jean-Louis Denoit le maire de Viviez. 

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