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Agriculture – Pêche

L'augmentation des quotas de thon rouge ne plait ni aux ONG ni aux thoniers de l'Hérault

jeudi 23 novembre 2017 à 4:06 Par Marion Bargiacchi, France Bleu Hérault et France Bleu

Les quotas de pêche du thon rouge revus à la hausse. Ils vont passer progressivement de 23.655 tonnes en 2017 à 36.000 tonnes par an en 2020. Une décision tombée mercredi, qui ne plait ni aux ONG ni aux thoniers de l'Hérault.

Les quotas de pêche du thon rouge ont été réévalués à la hausse pour 2020.
Les quotas de pêche du thon rouge ont été réévalués à la hausse pour 2020. © Maxppp - Julio PELAEZ

Sète, France

Les quotas de pêche du thon rouge revus à la hausse. Ils vont passer progressivement de 23.655 tonnes en 2017 à 36.000 tonnes par an en 2020. Décision prise mercredi soir par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta, ou Iccat en anglais).

Les associations de protection animale comme la WWF dénoncent une augmentation trop forte qui va conduire au déclin de l'espèce.

Mauvaise image pour les thoniers

Le président de la Sa.Tho.An, une coopérative de pêcheurs à Sète, Bertrand Wendling considère que "le stock de poisson est bon, les scientifiques s'accordent à le dire. Il ne s'est jamais aussi bien porté depuis quelques années. Mais augmenter aussi rapidement le quota donner une mauvaise image de la profession."

Les thoniers préféraient établir un quota dans une fourchette moyenne, 30.000 tonnes par an, "pour mieux éviter un effet yoyo sur la biomasse de thon rouge. On préfère pouvoir regarder à long terme et faire des investissements sans crainte de voir le quota baisser drastiquement un jour."

L'Europe, "la grande perdante"

D'autant plus que les thoniers européens avaient d'autres demandes, notamment un allègement de leurs conditions de pêche. "Établir un quota à 30.000 tonnes nous aurait peut-être permis d'allonger la durée de la pêche, d'envoyer plus de bateaux en mer ou modifier les conditions de garde des pêches accessoires". Mais les demandes européennes n'ont pas été suivies par les autres pays de la commission.

Renaud Fréjafond, pêcheur de thon rouge à Sète est dépité. "L'Europe se fait bien avoir sur ce coup là. On va souffrir d'une mauvaise image et en plus, notre part du quota de pêche va baisser !" En effet, la part de ce quota pour l'Europe va passer de 59% à 53% d'ici 2020.

"Ce sont les autres pays qui vont profiter de la hausse de ce quota, mais comme il y aura quand même plus de poisson sur le marché, le prix va mécaniquement baisser."