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Économie – Social

Nucléaire : EDF doit réparer huit soudures de l'EPR de Flamanville, nouveaux retards à venir

Le bras de fer continue entre l'Autorité de sûreté nucléaire et EDF au sujet de l'EPR. Le calendrier est encore retardé.

Vue de l'EPR de Flamanville. La mise en marche ne cesse d'être retardée.
Vue de l'EPR de Flamanville. La mise en marche ne cesse d'être retardée. © Maxppp - Jonathan KONITZ

Flamanville, France

La décision de l'Autorité de sûreté nucléaire était attendue en ce mois de juin, deux mois après la visite sur place à Flamanville du groupe d'experts de l'ASN venu examiner de près les fameuses huit soudures défectueuses détectées sur le chantier de l'EPR. Les experts avaient alors estimé dans leur rapport que ces soudures devraient être reprises. Mais il revenait à l'ASN de trancher ; c'est donc chose faite. 

Le calendrier est décalé

Pas question de démarrer le réacteur EPR avant la reprise de ces soudures importantes pour la sécurité de la structure. Il va donc y avoir un nouveau retard à l'allumage. Semblant anticiper la décision du gendarme du nucléaire, le PDG d'EDF, Jean-Bernard Levy avait admis en début de semaine que l'EPR n'entrerait pas en service d'ici la fin de l'année comme annoncé précédemment. Il n'évoquait pas en revanche la durée du retard. 

L'obligation faite à l'énergéticien de reprendre les soudures veut dire au minimum deux ans de retard. _"_L'EPR ne pourra pas démarrer avant fin 2022 au plus tôt avec un nouveau surcoût qui dépassera largement les 2 milliards d'euros", estime ce jeudi dans un communiqué, Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires à Greenpeace France. Dans ce contexte, pour l'ONG, il est impensable que le combustible nucléaire soit chargé sur place cette année, comme prévu jusque-là par la direction du chantier.

En conférence de presse ce jeudi matin à Paris, le président de l'ASM Bernard Doroszczuk indiquait qu'EDF estimait "que la réparation pourra s'effectuer d'ici fin 2022". Des propos balayés sur twitter par le groupe EDF qui indique que pour l'heure, "aucune date n'a été fixée concernant le délai de réparation des soudures", ajoutant qu'un "point précis sur le planning et le coût du projet sera réalisé dans les prochaines semaines".