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Économie – Social DOSSIER : Les papeteries Arjowiggins dans la tourmente

Décision le 26 mars pour la reprise des papeteries Arjowiggins, "les espoirs sont très minces" selon les syndicats

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Maine, France Bleu

Douche froide pour les salariés d'Arjowiggins : selon le tribunal de commerce de Nanterre, qui examinait ce mercredi les différentes offres de reprise, il manque encore beaucoup de garanties au dossier du suédois Lessebo Papers. Plus de 900 emplois sont menacés, essentiellement en Sarthe.

300 salariés des papeteries Arjowiggins sont rassemblés le 20 mars 2019 devant le tribunal de commerce de Nanterre. 900 emplois sont menacés, essentiellement en Sarthe
300 salariés des papeteries Arjowiggins sont rassemblés le 20 mars 2019 devant le tribunal de commerce de Nanterre. 900 emplois sont menacés, essentiellement en Sarthe © Radio France - Boris Hallier

Nanterre, France

La déception se lisait sur les visages des représentants des salariés d'Arjowiggins à la sortie du tribunal de commerce de Nanterre ce mercredi 20 mars : malgré le délai de 15 jours accordé aux candidats à la reprise des papeteries, le dossier présenté par l'entreprise suédoise Lessebo Papers n'apparait toujours pas suffisamment solide.

"Il manque des garanties", ont déploré les représentants du personnel au moment d'annoncer la mauvaise nouvelle aux 300 salariés rassemblés devant le tribunal de commerce, "les espoirs sont très minces". Ils ont demandé un nouveau délai de deux semaines pour permettre au Norvégien Terje Haglund d'améliorer encore son dossier mais ne semblent plus y croire. Le tribunal de commerce doit rendre sa décision le 26 mars. 

900 emplois menacés

Trois sites sont concernés en France, dont deux en Sarthe, à Bessé sur Braye et Saint Mars la Brière (Le Bourray). L'offre principale est donc celle de l'entreprise suédoise Lessebo Papers, censée sauvegarder un peu plus des deux tiers des emplois sarthois (623 sur 830). Mais elle est conditionnée à une importante aide financière des pouvoirs publics, sous réserve que les Scandinaves fassent la preuve de leur solidité - ce qui n'a donc pas été le cas ce mercredi à Nanterre. Autre offre déposée : celle de l'entreprise sarthoise CGMP. Le fabriquant de serviettes et de nappes en papier n'est intéressé que par le site de Saint-Mars et prévoit de reprendre une centaine de salariés.

Comme lors de la première audience à Nanterre, au moins 300 salariés des papeteries ont fait le déplacement à Nanterre. Ils étaient accompagnés de nombreux élus, dont la députée LRM Pascale Fontenel-Personne et le président du conseil départemental de la Sarthe Dominique Le Mèner. Certains salariés ont confectionné des drapeaux norvégiens pour soutenir le principal candidat à la reprise, le norvégien Terje Haglund.

Une partie des salariés sarthois d'Arjo Wiggins à Nanterre ce mercredi. - Radio France
Une partie des salariés sarthois d'Arjo Wiggins à Nanterre ce mercredi. © Radio France - Boris Hallier