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Économie – Social

L'avenir du vide-greniers du quartier des Semboules en suspens

samedi 2 septembre 2017 à 19:54 Par Florian Cazzola, France Bleu Azur

Le vide-greniers des Semboules, à Antibes, devait initialement se dérouler ce dimanche 3 septembre. Mais les exigences de sécurité liées au plan Vigipirate sont trop importantes et onéreuses pour les organisateurs, qui craignent maintenant l'annulation de cette 28ème édition.

Le vide-greniers du quartier des Semboules, à Antibes, était initialement prévu le dimanche 3 septembre
Le vide-greniers du quartier des Semboules, à Antibes, était initialement prévu le dimanche 3 septembre © Radio France - Florian Cazzola

Les Semboules, Vallauris, France

C'est le rendez-vous incontournable du mois de septembre pour tous les habitants du quartier des Semboules, à Antibes. Le vide-greniers, qui réunit chaque année plus de 2.000 personnes et 250 stands, devait être organisé, ce dimanche. Il est finalement reporté à une date encore inconnue, la faute à des exigences sécuritaires trop importantes à supporter pour les organisateurs.

"Nous sommes les victimes du plan Vigipirate"

C'est sur le site internet du Comité d'animation et de défense des intérêts des Semboules (CADIS), que les organisateurs ont diffusé la mauvaise nouvelle cette semaine. "Incroyable mais vrai ! Nous n’avons su que le 30 août qu’une autorisation supplémentaire était indispensable pour le vide-greniers des Semboules, peut-on lire sur la première page du site. [...] Conclusion : nous sommes obligés de reporter notre vide-greniers à une date ultérieure."

Par mesure de sécurité, le comité d'animation n'a pas eu le droit d'organiser l’événement, comme cela se faisait chaque année, dans les rues du quartier. Pour limiter les effets de ces nouvelles exigences en matière de sécurité, la mairie d'Antibes, en concertation avec le CADIS, a donc proposé de déplacer le vide-greniers sur le stade omnisports Charpin, situé à proximité. Les organisateurs ont donc du tout repenser pour satisfaire de nouveaux aux conditions de sécurité. "Ça a été un vrai casse tête, mais nous y sommes arrivés", souffle Manuel Babault, le président du comité.

Par mesure de sécurité, les organisateurs n'ont pas eu le droit d'organiser l’événement, comme cela se faisait chaque année, dans les rues du quartier. - Aucun(e)
Par mesure de sécurité, les organisateurs n'ont pas eu le droit d'organiser l’événement, comme cela se faisait chaque année, dans les rues du quartier. - capture internet

Ensuite, pour que l’événement soit validé, il fallait l'aval de la commission municipale de sécurité. Problème, elle ne se réunit qu'une fois par mois, le troisième mercredi de chaque mois. "Une fois de plus, nous sommes victimes du plan Vigipirate, se résigne Manuel Babault. On est obligé de faire appel à des vigiles spécialisés, qui nous ont coûté 1.400 euros l'an dernier. Et cette année, on se retrouve avec des contraintes particulières car nous devions occuper le domaine public. Et là encore, on est obligé, de répondre à de nouvelles normes de sécurité."

Le CADIS, qui dit n'avoir appris cette nouvelle que jeudi, est contraint de reporter ce vide-greniers, qui ne devrait donc pas avoir lieu avant le weekend du 23 septembre.

Le vide-greniers délocalisés sur un parking d'un centre commercial ?

Pour la première fois, le vide-greniers des Semboules pourrait se tenir un terrain privé. La législation, en matière de sécurité, est en effet beaucoup moins contraignante que sur le domaine public. "Nous avons déjà contacté Castorama, avance Manu, comme on le surnomme dans le quartier. Le gérant était très emballé, mais malheureusement cela n'a pu se faire pour diverses raisons. Nous allons maintenant contacter les grandes surfaces du nord d'Antibes pour savoir si elles acceptent de nous recevoir".

Face aux mesures de sécurités, le seul moyen de pérenniser ce rendez-vous, presque trentenaire, c'est désormais le privé, d'après le CADIS. Reste maintenant à trouver un lieu et une date. Car tous les stands sont déjà réservés, cette année encore.