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"L'économie ne prévaut pas sur les vies !" : reprise d'activité sur fond de discorde à La Rochelle

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Par , France Bleu La Rochelle
La Rochelle, France

Après plus de trois semaines d'arrêt, l'activité reprend progressivement à la Semat à La Rochelle. Quatre salariés sont de retour depuis ce lundi matin dans l'atelier de fabrication de bennes à ordures. Mais la CGT estime que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.

La CGT a déployé une banderole devant le site de la Semat à La Rochelle
La CGT a déployé une banderole devant le site de la Semat à La Rochelle - Stéphane Bobinec

Même si le confinement n'est pas encore levé, certaines entreprises se préparent déjà à reprendre leur activité. C’est le cas notamment à La Rochelle. La Semat, qui fabrique des bennes à ordures, avait fermé les portes de son atelier le 17 mars dernier. Mais "chaque semaine d’arrêt coûte 200 000€ à l’entreprise", assure le directeur général. Manuel Cournot en est persuadé, s’il continue comme ça, il devra mettre la clé sous la porte. C’est la raison pour laquelle il a demandé une reprise progressive de l’activité. 

Ce lundi matin, quatre salariés - sur 150 - sont revenus sur le site de La Rochelle. Ils devraient être 15 à 20 d'ici vendredi. L'objectif est un retour au plein emploi à la fin du mois. La CGT ne s'oppose pas à un retour au travail mais elle refuse qu'il se fasse "dans ces conditions". Elle estime que la sécurité des salariés n'est pas assurée. Pour montrer son mécontentement, elle a organisé une action ce lundi matin.

"Fabriquer des bennes à ordures, est-ce urgent ?"

"L’économie ne prévaut pas sur les vies !" Ce sont les mots choisis par la CGT et inscrits sur une banderole déployée devant le site de la Semat ce lundi matin. Deux membres du syndicat sont venus manifester - chacun dans leur voiture - dont le délégué CGT de la Semat, Stéphane Bobinec. Il s’inquiète pour la santé des employés.

Les salariés ont la boule au ventre ! Ils m'appellent en me disant "Stéphane, on a peur". Alors oui, ils vont reprendre le travail. Mais à contre-coeur. 

Les employés sont dans l'incompréhension, d'après Stéphane Bobinec. "D'un côté, on leur dit de se confiner au moins jusqu'au 15 avril. De l'autre, notre direction leur demande de reprendre leur activité." 

Le délégué CGT ne comprend pas cette décision. "Est-ce que fabriquer des bennes à ordures est utile en ce moment ? Est-ce urgent ? Je me pose vraiment la question."

Stéphane Bobinec aurait voulu vérifier lui-même que des mesures de sécurité ont été mises en place. Mais le directeur général de la Sémat, Manuel Cournot, l’assure : il a pris toutes les précautions.

"Nous avons pris toutes les précautions nécessaires"

Le patron de la Semat tient à rappeler qu'aucun cas de contamination au Covid-19 n'a à ce jour été recensé au sein de l'entreprise. Il précise donc que les mesures sanitaires qu'il a mises en place sont des "mesures préventives."

Nous allons nous assurer que les opérations nécessitant de travailler en binôme soient réalisées dans de bonnes conditions, en portant un masque et avec toutes les précautions nécessaires. 

Manuel Cournot assure également avoir renforcé le système de nettoyage de l'atelier. Par précaution, il a aussi fait fermer "les lieux de rassemblements", comme la cafétéria, pour éviter tout risque de propagation du virus. Mais ce n'est pas suffisant estime la CGT, qui trouve que ça ressemble davantage à "une prison" qu'à un lieu de travail. Le syndicat demande désormais le dépistage systématique des employés.

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