Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L'écosystème isérois du semi-conducteur parmi les piliers d'une nouvelle alliance européenne

-
Par , France Bleu Isère

Deux jours après l'annonce officielle d'une nouvelle alliance européenne en matière de semi-conducteurs, le commissaire européen à l'industrie Thierry Breton a rendu visite ce mercredi en Isère au CEA-Leti, à ST Micro et à Soitec. Objectif : miniaturisation et production accrue.

Thierry Breton (au centre) avec Paul Boudre, directeur général de Soitec (à gauche) et Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA
Thierry Breton (au centre) avec Paul Boudre, directeur général de Soitec (à gauche) et Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA © Radio France - Laurent Gallien

Alors qu'une pénurie de semi-conducteurs a mis en exergue récemment la dépendance européennes aux "fondeurs" asiatiques, le taïwanais TSMC en particulier, le commissaire européen à l'industrie Thierry Breton a visité ce mercredi en Isère les spécialistes du semi-conducteur que sont le CEA-Leti, ST Microelectronics et Soitec, deux jours après l'annonce d'une nouvelle alliance européenne en la matière. Cette alliance rassemble 22 pays de l'Union et tous les grands noms du semi-conducteur européen en plus des français et isérois : l'allemand Infineon, les néerlandais NXP, ASML et les grands pôles de recherche comme le belgo-néerlandais IMEC et l'institut allemand Fraunhofer. Elle doit se traduire par un nouveau Projet important d'intérêt européen commun (PIIEC ou IPCEI en anglais) annoncé plus ambitieux encore que le plan actuel engagé en 2018, de 5 milliards d'euros sur 5 ans, dont Nano 2022 est le volet français.

Rattraper le retard technologique

Un de ses objectifs est de reprendre la course à la miniaturisation un peu abandonnée par les européens, qui gravent au mieux en 22 nanomètres quand l'américain Intel est en 7 nanomètres et TSMC annonce le 4 et 3 nanomètres en 2022. L'objectif européen est de rattraper vite le 7 nano puis le 5 nano pour viser le 2 nanomètres. Il est aussi de progresser en matière de recherche tant sur la technologie FD-SOI que sur la technologie FinFET. Cela suppose des investissements à coups de milliards d'euros pour lesquels une alliance européenne n'est effectivement pas de trop.

Produire plus en Europe

Il est aussi, explique le commissaire européen Thierry Breton, d'être moins dépendant des productions asiatiques et américaines à l'avenir. "Aujourd'hui l'Europe produit 10% des semi-conducteurs dans le monde, l'objectif est d'atteindre 20% d'ici la fin de la décennie". Sur fond de demande toujours plus forte. "Dans 5 ans, explique Thierry Breton, dans votre voiture électrique 40% du prix de la voiture ce sera la batterie et 35% ce seront les semi-conducteurs". Pour produire plus en Europe il faut une hausse des capacités des "fondeurs" existants - St Micro étant le premier d'entre eux - mais l'Union pourrait aussi accueillir des usines d'Intel, de TSMC ou encore de Samsung. La perspective est celle de milliers d'emplois en plus mais le problème de la France et de l'Isère aujourd'hui dans ce domaine c'est plutôt... la pénurie de main d'œuvre ! Chercheurs en thèse, ingénieurs, techniciens "les jeunes savent que si ils sont passionnés ils pourront trouver un emploi ici" dit Thierry Breton. Sinon les recrutements seront plus larges. "Vous savez, dit le commissaire européen, j'étais il y a quelques semaines en Belgique au centre de IMEC où il y a 5 000 chercheurs, il y a 92 nationalités. C'est aussi ce qui caractérise cette industrie". 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Choix de la station

À venir dansDanssecondess