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Emploi local en Corse : le premier pas... vers le tribunal ?

La charte de l'emploi local signée ce mercredi à Bastia ne fait pas l’unanimité. Le préfet de région évoque même les poursuites pénales et civiles pour les entreprises qui l’appliqueraient.

Emploi local en Corse : le premier pas...vers le tribunal ?
Emploi local en Corse : le premier pas...vers le tribunal ?

Le symbole

La charte pour l’emploi local en Corse a été signée par différents partenaires comme les chambres consulaires (Chambres de commerces, des métiers, d’agriculture), les syndicats STC ou CFDT ou encore, l'UMIH et le cercle des grandes maisons de Corse. Un premier pas symbolique pour une demande formulée depuis des décennies par certains partenaires sociaux. Louis Ducreux, CFDT Corsica. « Ça fait 43 ans que nous militons sur l’emploi local. Aujourd’hui c’est un premier pas, c’est à nous autres les premiers signataires d’essayer d’engranger d’autres signatures sur cette charte. »

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Les entreprises devront s'emparer de la démarche pour qu'elle soit réellement efficace. Jean-Guy Talamoni, président de l'assemblée de Corse. « Cette charte va servir de base aux signatures entre les entreprises et les syndicats présents au sein des entreprises. Il s’agir effectivement de documents juridiques contraignants. En signant cette charte au titre des entités représentants les syndicats les professionnels, il s’agit d’un engagement de principe »

Le risque pénal et civil

Le préfet de région dénonce, dans un courrier, cette charte et prévient : "l'implication d'une entreprise dans ce type d'action l'exposerait à des poursuites civiles et pénales". Incompréhensible pour Jean Brignole du STC. « A la Réunion et dans d’autres Iles gérées par un statut DOM ou TOM, des dispositions concernant l’emploi local ont été signées et validées par les services de l’Etat et en particulier le Premier ministre. Que cela soit en 2011 ou en 2015. Clairement on ne peut pas avoir deux poids et deux mesures. En Corse on a besoin d’avoir un droit à pouvoir s’administrer de nous-même et en matière sociale pouvoir favoriser l’emploi local, non pas de manière discriminatrice mais de manière tout à fait dynamique et positive, nous avons une jeunesse et besoin de lui donner un avenir sur cette terre. »

Une démarche de l'Etat étonnante et inadmissible pour le président de l'assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni. « Il y a eu une tentative d’intimidation de la part de la préfecture à l’endroit des signataires de cette charte. Mais je dois remercier M. le Préfet parce qu’en fait cela a plutôt motivé les signataires, il n’en manquait pas un seul. Certains qui avaient l’intention de se faire représenter ont tenu à venir en personne pour protester contre cette démarche de dernière minute de la préfecture. C’est d’autant plus incompréhensible que certains services de l’Etat étaient présents lors de la première réunion il y a plus d’un an à l’assemblée de Corse. Le responsable de pôle emploi et le recteur d’académie s’étaient alors déclarés solidaires de la démarche. Je trouve cela à la fois contradictoire, surprenant et extrêmement choquant. »

Premier point d'étape de cette démarche prévu dans un an.

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