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Économie – Social

L'entreprise Deshoulières reprend des couleurs

samedi 2 décembre 2017 à 6:10 Par Clémence Dubois-Texereau, France Bleu Poitou

Un redressement judiciaire, un plan social et une mise en vente, les dernières années n'ont pas été facile pour le fabricant de porcelaine Deshoulières. Désormais détenue par le PDG du groupe Janus, l'entreprise sort la tête de l'eau. C'est l'heure du bilan dans notre rubrique Retour sur actu.

Une cinquantaine d'employés travaillent sur le site de Chauvigny
Une cinquantaine d'employés travaillent sur le site de Chauvigny © Radio France - Marie-Coralie Fournier

Chauvigny, France

"Les indicateurs sont au vert" selon le PDG Jean-Claude Kergoat. La situation de Deshoulières s'est bien améliorée. Le redressement judiciaire et la vente sont loin derrière. Désormais, l'entreprise est détenue par le groupe Janus, qui possède également les émaux de Briare. Et les carnets de commandes se remplissent peu à peu selon Jean-Claude Kergoat : "Nous avons une trésorerie excédentaire, il n'est plus questions de licenciements du tout. Nos clients sont satisfaits de nous voir poursuivre. Nous avons de belles réussites à l'export."

Malgré tout il a fallu faire quelques changements selon le PDG : " Nous avons dû tirer un trait sur des opérations peu profitables. Il y a aussi des marchés que nous avons perdus. C'est le cas de la Russie. Notre marché était lié à celui de l'actionnaire russe qui l'importait dans ses propres boutiques. Aujourd'hui, un peu dépité, il renonce à distribuer nos produits en Russie." Et ces ajustements sont aussi passés par quelques réglages sur les volumes de production. Dans l'entreprise, on estime une production à un million de pièces contre dix millions dans d'autres pays : "à un autre coût" selon Jean-Claude Kergoat avant de poursuivre : "Nos clients viennent pour du Made in France. Il faut accepter aujourd'hui que tout le monde n'est pas dans ce cas et certains regardent plus au prix qu'à la qualité".

Des contrats avec des entreprises du luxe

Difficile toutefois pour l'entreprise de se détacher de l'image qu'a eu Deshoulières ces dernières années : "Nous avons été regardés avec un peu d'appréhension et de doute par certains de nos clients qui se demandaient si on allait continuer. C'est un travail de longue haleine." Pour le PDG, la victoire ne se fera que dans deux ou trois ans "quand on aura oublié que l'entreprise a eu des périodes difficiles."

Le PDG a bien l'ambition de viser plus grand et d'essayer de rafler d'autres contrats, mais pour lui, il faut être patient et agir par étape. Le fabricant de porcelaine a déjà gagné des contrats dans le monde du luxe avec une production à Chauvigny "pour la première fois". A terme, Jean-Claude Kergoat espère aussi pouvoir parler d'embauches mais "pas tout de suite". Actuellement, le site de Chauvigny compte une cinquantaine de salariés.