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L'entreprise Jean Mazière d'Allassac renaît après sa reprise par deux jeunes Corréziens

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Par , France Bleu Limousin

Deux ans après sa liquidation judiciaire Jean Mazière revit à Allassac en Corrèze. L'entreprise de charcuterie a été reprise par deux jeunes Corréziens, Kiefer Schmutz et Pierre-Jean Froidefond, désireux de ne pas laisser se perdre ce patrimoine du département.

80 cochons sont transformés toutes les semaines. L'entreprise espère atteindre rapidement la centaine
80 cochons sont transformés toutes les semaines. L'entreprise espère atteindre rapidement la centaine © Radio France - Philippe Graziani

Elle s'appelle désormais "Les nouveaux établissements Mazière". Mais pour le reste l'entreprise Jean Mazière ressemble à s'y méprendre à celle créée juste avant la seconde guerre mondiale par Jean Mazière, après la reprise de l'ancien abattoir datant de 1840. C'est justement cette histoire que voulaient sauvegarder les deux Corréziens qui ont repris l'usine qui avait été placée en liquidation judiciaire en mars 2019. "C'est ce qui nous a animés. De pouvoir reconstruire le nom, 1840 ! et de faire renaître cette entreprise" indique Kiefer Schmutz, l'un des deux repreneurs.

21 salariés comme avant

La même forte motivation était de reprendre les salariés, et leur savoir-aire, de l'ancien Jean Mazière. Et c'est gagné. L'effectif est le même qu'avant la liquidation, 21 personnes, dont une majeure partie de ces anciens qui saluent la démarche de leurs nouveaux patrons. "Je crois qu'on est repartis sur de bons rails" assure Christian Peyrat, 32 ans d'ancienneté. Il est resté alors qu'il aurait pu faire valoir ses droits à la retraite pour être de cette nouvelle aventure.

100% cochons corréziens

Plusieurs mois d'arrêts et de gros investissements ont été nécessaires aux deux jeunes repreneurs pour remettre l'entreprise sur ces bons rails. L'usine a été rénovée de fond en comble et de nombreuses machines ont été changées, rajoutées. Les différentes instances du département ont largement contribué à cette reprise notamment pour l'obtention de subventions. Mais aussi en ce qui concerne la chambre d'agriculture pour mobiliser la filière porcine du département. Car c'est le credo des deux repreneurs : faire du 100 % local. "Les cochons sont 100 % corréziens, souligne Kiefer Schmutz. L'abattoir est corrézien. On est allé chercher des étiquettes en Corrèze. En Corrèze on a du super porc et on essaie de le mettre en avant. ". Une démarche qui déjà séduit les clients : les boucheries, magasins de détail, y compris grandes surfaces, les cantines. Déjà 80 cochons sont transformés par semaine, malgré l'absence de leurs plus gros clients, les restaurants, fermés en raison du confinement.

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